NDE VOIES

 

A Vienne, en Autriche, George Michael est malade. Il parle avec un médecin de l'expérience de mort imminente qu'il vient de traverser

-En début de semaine, j'ai eu une discussion avec une patiente de l'hôpital qui est en fin de vie. Nous avons parlé de votre mort et de votre musique, ce qui nous a permis d'aborder des sujets importants. Votre histoire permet à de nombreux docteurs et infirmières de communiquer plus ouvertement de la mort avec les malades'.  Pour moi, le fait que votre mort apaisée, chez vous, soit aussi rapprochée de la sortie de votre album ne peut pas être une coïncidence. Tout cela a été clairement planifié pour faire de votre mort une œuvre d'art. Beaucoup de gens pensent que la mort survient essentiellement à l'hôpital, dans un cadre très clinique, mais j'imagine que vous aviez choisi de mourir dans votre maison et que vous aviez planifié les moindres détails. Des professionnels ont dû vous conseiller pour traiter la douleur, les nausées, les difficultés respiratoires et vos éventuelles angoisses Je suis certain que personne n'a cherché à vous ranimer dans les dernières heures de votre vie.

Quel message et quelle sérénité ! George en demeurait sidéré. Seigneur, il n'y arriverait pas, lui, il n'y arriverait pas à avoir cette dignité...Tout lui filait entre les doigts...

 

Lazarus.


Lève les yeux là, je suis au paradis j'ai des cicatrices
invisibles
j’ai un problème, qu’on ne peut voler
Chacun me connaît désormais
Lève les yeux là, mon gars, je suis en danger
je n’ai plus rien à perdre
je suis si haut que la tête me tourne
j’ai laissé tomber mon téléphone portable tout en bas
C’est bien moi, n’est-ce pas?

 

Comment a-t-il fait ? Le paradis.

Lever les yeux ? Moi, non. Je tombe.

 Et eux qui appelaient, invitaient, passer, téléphoner de nouveau, s'informaient...Mélanie, Yioda, Kyriakos, David, Kenny, Kate, Geri et les autres, les autres...

 Qu'est-ce qu'ils avaient compris, capté ? Qu'est-ce qui les avait aimantés comme ça ? Ils voulaient du sur-mesure, ils voulaient le George Michael de leurs rêves mais il n'existait plus celui-là. Comment ça ? Quoi ? Mais attirer fait partie de toi ! Séduis-nous...Mais il ne le pouvait plus...

 Être calme. Calme.

 

-George, qu'est-ce qui se passe ?

-Ne dis rien. Ne dis rien.

-Mais tu dois te reprendre...

-Ne dis rien...

Fadi était là, concret, dévoué, bourré de contradictions mais sincère. A lui, le quotidien. A lui, les derniers temps. Le beau Libanais et le Grec fatigué...Voilà, fin de partie. Rideau. Rideau.