fillette-ecole

 

Amélie, heureuse, se laisse tout le jour admirer et le dimanche qui suit, recueille les éloges de sa grand-mère Lucie, veuve souriante et de Benoît et Sylvia, ses autres aïeuls. Il y a aussi, les tantes et les oncles, les cousins eux, restant plus réservés.

Cette présentation faite, il reste à Amélie une autre épreuve : celle que ses camarades d’école ne tarderont pas à lui imposer.

Il faudra bien, alors, montrer qu’en dépit de l’enfance quittée, il reste une étape à franchir pour qu’un corps et une identité adolescents soient reconnus pour tels : l’observation d’une silhouette et d’un comportement.

Dès le lendemain, au collège, Amélie se tient droite et de cette rigidité, on fait l’éloge. Ses seins sont pleins de vie, enviables et enviés. Souvent, lors de cette journée, ils pointent, rencontrant des regards appuyés ou passagers. Amélie, se sentant belle, sourit.

Les jours suivants, elle est égale à elle-même, présentant avec une grande discrétion, la beauté de ses jeunes seins invisibles.

Il l’effleure qu’elle devra, bien sûr, en montrer plus à un jeune homme vindicatif dont ses parents espèrent qu’il sera amoureux. Des sentiments qu’il aura, Amélie ignore tout : elle devine bien qu’ils seront contrastés quand, en un lieu et un temps dont elle ne sait rien, elle soulèvera son corsage pour montrer, encore soutenus par les bonnets d’un soutien gorge coloré, ses deux jeunes seins fermes à celui qui, de toute évidence, en demandera plus afin d’être le premier et le seul à voir cette gorge intacte qu’animera une palpable inquiétude.