26 novembre 2017

Julien de Lille...

Samuel est un compagnon épisodique ; Deux, trois fois par an, il appelle Julien pour aller en Belgique et le reste du temps, il fait cavalier seul. Beaucoup plus âgé que les autres, il a perdu toute jeunesse et toute prestance physique. Déterminé, il est aussi pragmatique. Il affirme : «Dans une relation, faut faire des concessions, si je n’étais pas allé avec des prostituées, mon ménage n’aurait pas duré : ma femme n’accepte pas tout, j’y vais trois fois par semaine et je passe ça en notes de frais. Je vous assure... [Lire la suite]
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26 novembre 2017

Adrien, le jeune homme qui ne rêve pas...

     Adrien Lefort est un homme de trente-deux ans. Il connaît bien la prostitution en tant que client d'abord mais aussi car il est l'ami de nombreuses prostituées. En un sens, il sait ce qui est de l'ordre de la mise en scène et ce qui est l’envers du décor. Il a connu un dépucelage tardif rue Saint-Denis, haut lieu de la prostitution africaine, en 2002. A une époque où la sexualité adolescente n’était plus réprimée, on se demande ce qui a bien pu lui arriver. A ce sujet, Adrien est formel : avoir un prénom... [Lire la suite]
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26 novembre 2017

Adrien, le jeune homme qui ne rêve pas...

  Informaticien à la Défense, Adrien Lefort sait tout sur l'anonymat et ses méfaits. Il se dit parfois, avec une douce ironie, qu'il aurait eu ses chances comme figurant dans un film des années cinquante. Il aurait été le petit maigre qui s'installe au fond d'un café pour boire un ballon de rouge et manger un sandwich tandis que Jean Gabin est au premier plan. Ou encore, il aurait pu être e discret chauffeur de taxi de Bourvil dans un autre film ; ou celui qui, transformé en chevrier, donne deux répliques à Fernandel dans... [Lire la suite]
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26 novembre 2017

Adrien, le jeune homme qui ne rêve pas...

Mais il déchante vite : « Elles ne s'appelaient plus pareil évidemment car avec la faim et les guerres, ce n’est pas les mêmes ! Je le reconnais, je charrie. Mais quand même ; elles avaient des prénoms slaves ou russes ou...euh...asiatiques...Et elles étaient carrément mignonnes. Quand c'est différent, on est content. Mais bon, je me suis vite aperçu que le discours du plaisir partagé n’était qu’une mascarade publicitaire. Tant pis, j’assumais sans vergogne mon statut de client, peu à l’écoute du ressenti des... [Lire la suite]
28 mars 2016

RUE DU REPOS. Jean-Pierre et les fins d'années.

  De ce côté-là, je ne déroge pas à la peur qu'éprouvent les gens de mon âge. Au soir du 31 décembre, on se regarde dans la glace de sa salle de bain le cœur serré et le lendemain, quand on se regarde de nouveau, il nous semble bien que cet organe vital occupe encore moins de place dans notre anatomie tant la peur du temps qui passe nous rend inquiets. Mais me direz-vous, qu'êtes-vous en train de lire ? L'amorce d'une rubrique nécrologique ? Non, pas du tout. Je vis seul de toute façon et je n'irai pas dans une de... [Lire la suite]
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28 mars 2016

RUE DU REPOS. La guerre. Une famille éclatée.

  La famille de Jean-Pierre est durement marquée par la seconde guerre. Le père est enrolé par l'Allemagne....   Je crois que le premier janvier comme date d'anniversaire est resté lié à de bons souvenirs même au début de la guerre pour la simple raison qu’on n’était pas séparés. Il y avait Georgette ma mère et Lucien mon père et la ribambelle des frères et sœurs : Robert et Raymond mes grands frères d'un côté et Jacqueline et Monique, mes jeunes sœurs, de l'autre. Moi, Jean-Pierre, j'étais au milieu. Comme vous le... [Lire la suite]
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26 mars 2016

RUE DU REPOS. La guerre est finie. Désarroi.

   Jean-Pierre erre, défait, dans un grand cimetière parisien. La fin de la guerre entraine bien des désillusions...   Je n'étais pas stupide et je n'avais pas les yeux dans ma poche mais je vais vous dire une bonne chose : je préfère des gens comme eux qui trouvaient probablement des clients prêts à payer le prix fort plutôt d'autres, tout emprunts d'une fausse bonté, écoutant Londres et faisant mine d'aimer les résistants qu'ils avaient entraperçus. Ceux-là, on le savait, dénoncerait à la première... [Lire la suite]
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26 mars 2016

RUE DU REPOS. Une rencontre décisive.

  A la fin de la guerre, Jean-Pierre, durement  marqué rencontre Maria dans un lieu  inattendu...   Je vous le dis, l'étudiant que j'étais, se trouva comblé par ces lieux. Les peintres dont j'avais vu les toiles dans des musées parisiens ou des livres d'art, au hasard des bibliothèques et le compositeur dont j'avais tant aimé l’œuvre musicale. Ce furent mes débuts. Puis, je m'enhardis. Mais là, je fus aidé car je la rencontrai, elle, Maria. La fille de réfugiés espagnols. L'orpheline, la fille d'un... [Lire la suite]
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22 mars 2016

RUE DU REPOS. Errances dans un grand cimetière.

  RUE DU REPOS   Un homme que la seconde guerre a marqué cherche au Père-Lachaise une raison d'espérer et la trouve...   Ce que j'avais vécu avec la guerre me faisait chercher des hommes forts, qui parlaient haut. Nerval murmurait. Elle n'était pas d'accord et dès que je la revis devant la même tombe, elle entreprit de me convertir. Elle me récita presque toute l’œuvre de Nerval. Elle la connaissait par cœur. Je finis par adhérer à son côté mystérieux. Elle me montra d'autres tombes, parmi lesquels celle de... [Lire la suite]
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22 mars 2016

RUE DU REPOS. Maria morte.

    RUE DU REPOS         Plus apaisés. Et puis, il y eut un premier janvier où son cœur s'arrêta de battre. Elle se faisait soigner, c'est vrai, mais disait que ce n'était pas si grave. Ça l'était. Mais la vie vous joue des tours comme ça. On veut croire des choses qui ne sont pas vraies. Et un jour, on est mort. Je suis resté là, sans elle, et j'ai continué de sillonner le cimetière. Chaque premier janvier, je pense à elle et à moi. Double anniversaire. Je... [Lire la suite]
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