POUR ADDITIF ROUND HERE

 

Tu sais ce que je vais faire ? Je vais compléter tous les quiz que je trouve, commenter tes chansons sur You Tube, et adhérer à ton fan club anglophone redevenu très actif depuis ta mort. Ta mort ? Eh oui, en 2016, le jour de Noël (Last Christmas!), tu nous as quittés. Une mort pas très jolie, peu médiatique. Il a fallu mentir sur les vraies causes de ta disparition, enfin, ton entourage l'avait fait. Mais ceux qui, tout jeunes avaient aimé tes chansons, ils ne s'y sont pas trompés, eux. Ils sont venus devant chez toi ! Et ils t'ont apporté des cadeaux, ils ont pleuré. Moi, je ne trouve pas ça ridicule ; la littérature me reste dans la tête et il est des écrivains que je ne peux lire sans ressentir un mélange de contentement intellectuel et d'admiration pleine d'émotion. Ces mots là sont écrits pour toujours. Toi, qui as été un chanteur populaire et as revendiqué cette posture, tu n'as peut être pas écrit les plus beaux textes du monde mais tu as su chanter la jeunesse des uns, quand il fallait rire alors que l'ère Thatcher était sombre, les soucis des autres quand il est clair qu'on n'y arrive pas et les promesses d'une nouvelle vie, quand après une grave maladie, tu es revenu d'entre les morts, pour nous parler encore et surtout pour chanter.

Tu vois, George, en fin de compte, je n'ai pas oublié grand chose. Je connais bien ta vie et ton œuvre musicale. Symphonica, ta dernière tournée, ça me touche. On a dit que tu dérivais, en ce cas, tu avais la dérive digne !

En tout cas, tu étais devenu le principal sujet de The Sun, ce journal anglais qui te débinait sans cesse. Tomber de son véhicule alors quue tu étais en train de conduire, tu en étais capable de le faire et emboutir l'épicerie d'une pauvre dame avec ton 4X4 parce que tu avais oublié de freiner, Tu savais le faire aussi. Pauvre George ! Je l'ai délaissé et ne le ferai plus. Tu sais ce qu'a écrit et chanté Charles Trenet ? Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues. ». Sois rassuré.

Et pour finir : Tu me rends à moi-même, tu me réconcilies avec ce qui ne m'a pas plu dans ma vie ; tu me rajeunis...

 Au paradis, il doit y avoir un carré privé pour les Pop stars. Quand j'y serai, j'irai faire un tour. Je me pencherai à la barrière et je guetterai ta haute silhouette et tes cheveux argentés.

Allez George ! Haut les cœurs ! Et si ce n'est à bientôt, c'est à plus tard. »

 Et voilà, j'étais unifiée.

Je dis vrai.

Ah et bien sûr, j'ai posté la lettre. Même adresse et cachet de cire.