pas BEAU

Elle s’appelait Patricia et avait quarante- cinq ans quand je la rencontrai. Elle avait été mariée deux fois avec chaque fois des types bizarres. Le premier était porté sur la bouteille. Il n’était pas affectueux avec elle et ne tarda pas à lever la main. Elle le quitta quand elle fut lasse et de l’alcool et des paires de claques. Elle resta deux ans seule puis se remaria avec un commerçant. Lui ne buvait pas mais il était d’une avarice sournoise. Jaloux, il l’espionnait. Lui aussi la frappa. Elle le quitta aussi. Elle avait quarante ans lors de son second divorce et par un biais que je connais mal, elle se rapprocha des milieux sadomasochistes. Elle alla dans un club puis un autre et eut plusieurs Maîtres. A en juger par ses confidences, je faisais preuve d’une grande bonté à son égard et elle m’appréciait pour cela. Ce fut du moins son opinion au début car elle me trouva rapidement « peu sévère » et « pas assez directif ». Les fessées et le martinet étaient pour elle de gentils divertissements…Quant au ton froid et policé que j’utilisai pour la diriger, il ne l’impressionna guère. Qu’on en juge : elle habitait en Seine Saint-Denis quand elle avait connu un Maître comme elle en recherchait. Celui-ci aimait les fortes poitrines et il se trouvait que Patricia était dotée de seins gros et lourds. Il les lui attacha avec des cordes, je crois, et relia celles-ci à une pierre. Il existait entre la pierre et les seins de Patricia un grand espace de sorte que ceux-ci étaient complètement en tension. Pour me montrer quel avait été le but poursuivi, Patricia me montra des photos de « l’installation » mise en place par ce « Maître Joël 21 » qu’elle affectionnait. C’était une scène de cauchemar, vraiment. A croire qu’il voulait les lui arracher, ces seins ! Les photos suivantes montraient les conséquences de cet « exercice » : les seins de la soumise étaient devenus noirs…Je lui demandai à quoi pouvait correspondre de tels sévices puisqu’elle avait souffert longtemps des séquelles d’une telle mise en tension et que tout plaisir lui avait été enlevé. Elle hocha la tête et me dit qu’elle trouvait en fin de compte logique d’être punie comme ça. Il avait décidé de cela, elle ne discutait pas. Elle n'avait pas à savoir si elle éprouverait ou non du plaisir. Je ne pus rien lui tirer d’autre et elle continua à parler de lui, de loin en lui, avec un mélange de crainte et de respect. Elle avait été dominée avant, bien sûr, mais pas de cette manière ! Je voulus savoir pourquoi elle avait arrêté avec lui. Elle me dit qu’elle finissait par avoir peur de ce qu’il inventait, des exigences qu’il avait. Elle était restée seule un moment puis elle m’avait rencontré. Elle me trouvait beau, élégant et raffiné.