BBBBBOUTIQUE

Au deuxième questionnaire, elle répondit :
-Éducation
-Offrande
-Silence.
Elle fut attachée dans sa chambre et les tâches domestiques redoublèrent ; j’ajoutai la cuisine, ce qui lui donna un travail fou et des remarques blessantes en grand nombre. Je ne l’autorisai souvent pas à s’asseoir et pour cela, l’entravait. Elle n’avait pas de lecture et pas de dialogue possible puisqu’elle ne voyait que moi qui ne lui parlait pas.
Elle remplit encore le même questionnaire et écrivit :
-Éducation par la privation
-Apprentissage du silence et du néant
-Justice du Maître
Je la battis. Elle eut des fessées violentes. Elle fut entravée plus longtemps. Je lui tirai les cheveux. Je l’humiliai.
Elle ne répondit rien à la quatrième présentation du questionnaire. Elle pleura beaucoup dans sa chambre.
Je lui fis porter une ceinture de chasteté.
Enfin, je lui soumis un texte qui disait en substance ;
-Sexualité : dilatation et gros objets.
-Sexualité : fantasme de prostitution.
-Obéissance totale. Exhibition.
Elle pleura.
Elle dit oui.
Avait-elle raison de répondre comme elle l’avait fait ?
Oui.
Simplement, je la dominais et pouvais donc me permettre de passer outre. La cruauté, qui dans d’autres types de relation aurait paru répréhensible pour ne pas dire choquante, trouvait ici un bon terrain d’expression.
Cela me satisfaisait.
Elle-aussi. Malgré tout.