SON OF ALBERT

Revoilà Andrew, l'ami des premiers temps, celui qui a partagé le succès de Wham! Son album, Le Fils d'Albert est mal reçu...

Seulement, quand il était sorti, la référence à George Michael avait été immédiate et le jeu de massacre inoui. Rien n'avait plu. Le magazine Rolling Stone avait traîné Ridgeley dans la boue et les autres avaient suivi...

Pauvre musicalement !

Un fatras !

D'où l'on acquiert une certitude : c'était bien George Michael qui dominait Wham !

Andrew, traité avec une telle condescendance ! Il s'étaient appelé.

-Alors, George, tu trouves ça nul, toi aussi ?

-Non mais quelle idée ! Il y a quatre hits à tirer de ton album. Pour moi, c'est très clair...

-Vraiment ? Tu es bien le seul à le penser...

-C'est immonde, ces articles sur toi...

-Je suis assez d'accord mais ils sont écrits et moi, je ne vends pas ! George Michael et Freddie Mercury : pas mieux pour la voix et bien sûr aussi pour les mélodies et les orchestrations. Ce sont les mêmes qui me démolissent qui écrivent ça sur vous deux...Ils disent aussi que tu aurais du produire mon album...

-Je ne pense pas. Je suis intervenu sur les chœurs et je te l'avais dit, c'était bien suffisant. Ce n'est pas ton album qui est mauvais, c'est...c'est...tout ça …

-Tout ça...

-Andrew, dans dix ans, on n'écrira plus la même chose.

-Ah ! Et dans dix ans, je sors un autre album, alors ?

George voyait arriver une grande brouille et s'en attristait déjà quand il entendit un grand éclat de rire au téléphone.

-Bah, Yog ! C'est loupé mais ça ne m'empêche ni de rester le fils d'Albert et d'aimer mon papa ni de rester copain avec mon vieux pote !

Il fallait être Andrew pour se comporter ainsi. Ils s'étaient promis à dix-sept ans que leur amitié ne mourrait pas et elle était là, bien vivante.

-C'est très généreux de ta part de réagir ainsi mais ils ont été infects avec toi.

-Mais toi, c'est différent...Un énorme succès.

-Pour le moment mais après, je n'en sais rien...

-Bah, tu es George Michael !

Toujours touche à tout, Andrew s'était acheté une belle propriété en Cornouailles avant de s'aviser qu'il voulait vivre près d'un des grands lacs du nord de l'Italie. Pourquoi pas l'hôtellerie de luxe ? S'il n'était pas devenu un grand champion de la course automobile, il avait noué toutes sortes de relations pendant ces années là et ne sentait pas le renfermé. C'était peut être pour ça qu'il ne parvenait pas à se fâcher contre son si célèbre ami. Chez lui, les colères n'étaient jamais intempestives et ne duraient pas. Et il y avait ces souvenirs impérissables de cours suivis ensemble et de filles convoitées. Sans parler de la danse et de la musique. Tout ce qu'ils avaient crée ensemble avant d'être connus les soudait. Et ce qu'ils avaient vécu avec Wham ! Plus encore...