4. Une grande tournée pour les séduire...

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Cover to Cover était la seconde grande tournée que George devait mener à travers le monde. Commençant en janvier 1991, elle devait s'achever en octobre de la même année. Si quatorze concerts étaient prévus aux Usa en octobre, ainsi qu'un autre à Toronto, suggérant un rythme très soutenu, le début de la tournée s’avérait tranquille. Après deux concerts à Birmingham en janvier, George ne chanterait que deux soirs à Rio de Janeiro ce même mois avant de gagner le Japon où il se produirait deux fois au mois de mars. A la fin de ce même mois, il se produirait plusieurs fois à Londres mais la partie américaine de sa tournée ne débuterait qu'en octobre. C'était là un rythme très différent de celui du Faith Tour où George avait eu le sentiment de devenir fou. Et puis commencer par l'Angleterre, où il avait ses marques, était reposant. Ce fut donc plein d'entrain qu'il se lança dans l'aventure. Trente concerts au lieu de cent trente sept pour son premier album, ne devait-il pas se réjouir ? On lui avait dit beaucoup de bien du Brésil. Qu'à cela ne tienne, il n'avait que deux concerts à y donner mais il y séjournerait...A son arrivée, on lui donna une suite dans un des plus beaux hôtels de la ville et il fit ce qu'il faisait toujours : parler à ses musiciens, à ses choristes et à ses techniciens. Puis, il resta seul. Depuis sa mauvaise expérience de Faith, où il avait eu le sentiment de ne pas avoir une minute à lui et d'être continuellement observé, il s'était repris et se montrait strict : seul, c'est seul. Il ne voulait plus rien savoir. De la fenêtre panoramique du salon de sa suite, il contemplait la baie de Rio. Quelle splendeur ! Du reste, Rio n'était-elle pas surnommée « la cité merveilleuse » tant son incroyable splendeur n'était pas usurpée. Dans l'avion, on lui avait expliqué que la baie de Guanabara où plus tard s'établirait la ville, était si vaste que les explorateurs portugais l'avaient confondu avec l'embouchure d'un fleuve....Des siècles passant, la ville s'était développée partout où cela était possible, dans une proximité étonnante avec la nature du reste omniprésente.

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-Tu verras, lui avait dit un des musiciens qui connaissait bien les lieux, en son cœur, s'est établie la floresta da Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Elle cerne de toutes parts le Corcovado, qui, perché à  sept cent  mètres d’altitude, domine et protège la ville. Face à lui, il y a l’autre symbole de la ville, l’imposant Pain de Sucre, gardien solitaire de l’entrée de la baie. Celui qui te dit qu'il n'y a rien à voir là, franchement, traite-le d'imbécile ! Avec ce que Rio a de plus célèbre, commencent les plages. Impossible de ne pas en avoir entendu parler : elles sont dans toutes les chansons ! Copacabana, Ipanema, Leblon, Cara...Tout le monde en raffole à Rio. Après, il y a plein d'autres quartiers. Celui du centre est disparate. Les immeubles d’affaire modernes côtoient les vestiges architecturaux du temps où Rio entretenait des rêves de grandeur et se comparait aux capitales européennes. On s’y balade sans trop savoir quelle identité s’impose, passant d’une avenue monumentale à une ruelle peuplée d’échoppes d’artisans mais même là...Et puis, que ce soit là ou ailleurs, les Brésiliens sont dans l'ensemble sexy, futés et incroyablement drôles.