hotel rio 1

Lors d'un concert à Rio, George Michael se sent observé par un spectateur qu'il trouve séduisant. Celui-ci, têtu, le retrouve dans un bel hôtel où il pris ses quartiers...

Anselmo fut pris d'une crise de rire communicative et cracha une gorgée de café....

-Historien ! Non, je suis styliste.

-Ta chemise ?

-Ma dernière collection. J'ai deux boutiques ici et je vends bien. Je dessine tout moi-même...J'étais bon à l'école et accrocheur : j'en voulais. Très tôt, ma mère m'a montré pour la couture. J'ai guetté l'occasion de décrocher une bourse et ça a fini par marcher. J'ai pu vraiment bien apprendre ici et en Amérique.

-Tu parles bien anglais...

-Avec un accent mais je parle. George, tu es un magnifique chanteur. Ces deux soirées ont été magiques...Il y a beaucoup de chanteurs que j'aime plus que toi et justement, je voulais savoir si tu me ferais changer d'avis...

Suffoquant, cette façon d'être, ce naturel, cette spontanéité.

-Et c'est le cas, je t'ai fait changer d'avis ?

-Pas totalement, mais j'ai aimé tes concerts. En tout cas, si tu voulais que les Brésiliens t'aient à la bonne, tu as réussi ton coup...

-Moi aussi, quel public !

Le faune brésilien resta silencieux quelques instants contemplant les quelques nageurs qui évoluaient dans la piscine puis il reprit :

-Tu es d'accord pour que je te serve de guide ?

-Ah non, je crois que...

-Mais tu as dit oui...

-Excuse-moi, je n'ai pas accepté.

Anselmo retira ses lunettes de soleil, se tourna vers lui et le toisa. Il troublait George physiquement et le savait.

HOTEL RIO 2

-Mais tu serais d'accord pour qu'on aille dans un lieu discret pour passer un bon moment... Tu as raison, je n'ai pas arrêté de t'appeler quand je suis venu t'écouter..La façon dont je te regardais...c'était quand même significatif. Et tu me rendais mes regards...Le désir...

George rougit. Son interlocuteur voyait juste...Voyant son malaise, Anselmo se mit à rire :

-Mais ce n'est pas grave, c'est même naturel. Tu es une star, non ? On te sollicite et tu peux choisir...

George se sentait mortifié.

-Je suis navré de...

-Navré de quoi ? De pouvoir convoquer comme ça ... De toute façon, comme ça, vite fait, moi avec toi, je ne voudrais pas. Il y a mieux à faire...

-Non, tout de même, c'était grossier. Mieux à faire...C'est à dire ?

-Il faut qu'on se connaisse .

-Je ne vis pas ici.

-Je sais mais même...Tu ne voudrais pas ? Qu'on se connaisse ?

-Oh si, bien sûr que si !

-Tu aimerais alors ?

-Absolument !

Le Brésilien continuait de s'amuser de lui mais d'une façon si troublante et si rieuse qu'il en restait fasciné.

-Ah là, tu es beaucoup moins anglais là, tout d'un coup ! Je n'irais pas jusqu'à dire que tu te rapproches des Brésiliens mais c'est mieux !

hotel RIO 3

Il était plein d'humour mais pas seulement. Le regarder dans les yeux était difficile. Une telle attirance...Mais de nouveau, Anselmo voulait un café et de nouveau, il parlait et riait. George l'écouta et comprit vite qu'il n'échapperait pas à la musique de cette voix. Il le prendrait pour guide ce jeune homme solaire aux grands yeux curieux...

-On va dans la piscine ?

-Maintenant ?

-Oui, maintenant...

George partit chercher ses affaires...