g et A

George a fait une belle rencontre et vit un amour partagé. Malheureusement, cette relation, qu'il voulait perenne, est manacée. Anselmo a le sida. Il ne vivra pas

-Il ne t'arrivera rien. Tu entends, il ne t'arrivera rien...

-Il ne m'arrivera rien ? Tu as entendu ce que je viens de te dire ?J'ai le sida.

-Et moi tu m'as écouté ? Tu seras toujours avec moi ! Tu m'aimeras toujours ! Tu l'as dit oui ou non ?

George sentit que son amour tentait de ne pas pleurer.

-Oui, je l'ai dit.

-Anselmo , ma réserve est partie grâce à toi. J'étais fermé, à cause de la façon dont j'ai été élevé et aussi, parce que j'étais une célébrité. Mais toi, tu as tout changé. Quiconque me connaissait avant de te rencontrer dira que tu m'as complètement ouvert. Il fallait juste que je fasse confiance à mon intuition, certes mais il me fallait aussi celui qui œuvre pour cela. La vie ne va pas me blesser si je m'ouvre un peu plus, n'est-ce pas ? Et je suis tellement reconnaissant pour cela. Tellement reconnaissant que je t'interdis de ne rien tenter !

-Je suis sous le choc.

-Oui, c'est le choc. Je vais t'aider. Je remuerai la terre entière ; Personne ne t'enlèvera à moi, tu entends, personne !

-Ce que tu dis est beau, George !

-Pas beau uniquement, plein de vérité !

Et ils firent tout ce qu'ils pouvaient et se virent régulièrement. George fit ce qu'il avait dit. Il trouva les meilleurs médecins et tenta de gagner du temps escomptant que la Recherche ferait des bonds de géant. Mais le diagnostic restait, horrifiant.

-J'ai essayé de te dire. Qu'il y avait un risque, du moins...Les deux Américains. Le sida, l'un des deux l'avait, je l'ai compris après. Il m'a contaminé. Je suis désolé...

-Non, non. Rien n'est de ta faute.

 

eloge

Et tout continuait. Cependant, quelques physiques de la maladie étaient apparus. Anselmo avait maigri, avait des taches dur la peau et il n'était plus si confiant. Les images pieuses revenaient. C'était un cri vers le ciel mais cette fois, George n'avait plus le cœur de le railler même tendrement. Du reste, ce même ciel, George le menaça :

-Ne t'avise pas de me faire ça, qui que tu sois, là-haut ! J'ai lutté comme un fou et cet amour m'a été donné ! Je veux le garder. Tu m'entends, juge de ces mondes ? Tu entends !

Mais il n'y avait que silence et Anselmo finit par dire.

-Je rentre au Brésil. Ma famille va s'occuper de moi.

-Je viendrai.

-Tu peux encore venir mais à un certain moment, je te dirai que non. Je ne veux pas que tu voies ça.

-Anselmo...

-Non. J'ai confiance en toi, George et je t'aime vraiment mais ça, non.