UNPLUGGED

A trente cinq ans, George Michael est-il condamné à se répéter? Son album Unplugged semble bien confirmer cette version...Pourtant, puissante et troublante, la voix de la star permet d'attendre davantage.

Kenny n'avait pas écrit ces lignes mais il aurait pu les revendiquer. La singularité de George lui apparaissait chaque jour davantage et son admiration croissait. Il avait beau se plaindre des saillies du caractère de son célèbre amant, il ne pouvait que rester stupéfait. George, dans son combat pour échapper au formatage du star système, avait pu passer pour un naïf mais il avait raison. Il devenait et un chanteur dont la grandeur frappait et intéressait un vaste public. Seulement...il y avait des dommages collatéraux. EN 1997, l'album Unplugged avait fait son apparition. Il contenait bien douze titres soigneusement réorchestrés et magnifiquement interprété dont le fameux Don't let the sun go down d'Elton John, mais il ne comportait aucune nouveauté. C'était de la belle ouvrage, de ce point de vue là, il n'y avait rien à dire mais il s'agissait de chansons ayant déjà plu...De la même façon, en 1998, Ladies and Gentlemen reprenait de nombreux titres phare de la discographie de George mais n'offrait qu'une seule nouveauté. A trente cinq ans, le chanteur adoré des foules avait-il déjà décidé non seulement de limiter ses apparitions sur scène mais encore de s'encenser lui-même en ne livrant plus que des compilations ?