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Isolé après son arrestation à Los Angeles, George reste seul. Une promenade sur la plage le met face à un jeune homme apaisant.

George n'insista pas et retourna dans sa propriété où il ne garda que quelques domestiques. Il faisait des longueurs dans la piscine, regardait n'importe quoi à la télévision, et faisait lui-même la cuisine. Kenny ne téléphonait pas. Au bout de trois jours, il partit sur une plage isolée où, de bon matin, il n'y avait presque personne. Il s'assit et regarda l'océan mouvant et beau. Son regard fut attiré par un jeune homme qui, dans l'eau, jouait avec un chien. C'était tendre et comique, l'animal et le garçon paraissant avoir noué entre eux une excellente relation. Quand ils sortirent de l'eau, ce qui prit du temps, il vit que le jeune homme avait une silhouette fine et musclée mais sans halage excessif ce qui le rendait inadéquat sur cette côte où tout le monde était bronzé. Il ne semblait pas s'en préoccuper car il s'assit sur sa serviette en s'enduisant rêveusement de crème solaire, laissant le chien faire des trous dans le sable et japper pour indiquer qu'il voulait de nouveau jouer. Le jeune homme finit donc par se lever, enfiler un t-shirt et lui lancer un bâton, en remplacement de la balle qu'il avait utilisée dans l'eau. Puis, il déclara forfait, enfila un short et des sandales, rangea ses affaires, mit le chien en laisse et traversa la plage. Comme il devait nécessairement passer devant lui, George se leva. Le jeune homme avait un beau visage. Il ne put s'empêcher de l'arrêter.

-Beau chien.

-Un labrador.

-Vous travaillez par ici ?

-Je suis en vacances.

-Étranger ? Votre accent.

 

CHIEN DANS LA MER

-Vous aussi. Accent anglais. Je suis Danois.

-C'est un peu loin de tout ici...

-J'ai une voiture. On me l'a prêtée avec la maison.En échange, je m'occupe du chien. Une copine.

-Je peux vous accompagner ?

Le jeune homme ne s'offusqua pas. Il fit oui de la tête. George marcha un bon moment à ses côtés, songeant qu'il devrait faire le chemin de retour seul. La maison prêtée était sans prétention. Le jeune homme lava le chien dans une courette puis alla se doucher et revint changé. Il fit du café long et en donna à George.

-Je m'appelle Erik.

-Moi, George.