freeek

Il fallait revenir à la chanson et il le fit. En mars 2002, sortit sous le label Polydor  et distribué par Universal Music, un nouveau single intitulé  Freeek! Ce morceau électro dénonçait la banalisation de la pornographie, que la jeunesse consommait à la télévision et sur internet. Sur le sujet, George était clair  et au magazine français Télérama, il déclarait:  L'idée que les enfants soient mis continuellement en présence d'images de sexe sans âme, ni émotion, me révulse. Et il ajoutait : Je refuse la censure mais je suis horrifié par l'absence de responsabilité des adultes, des programmateurs comme des parents, dans cette affaire ! Certes, dans le clip réalisé par Joseph Kahn, George Michael montrait la violence des images dans une société futuriste et apocalyptique et il était surprenant de le voir tantôt en homme bien mis en costume à rayures puis en créature bodybuildée gainée de cuir et brandissant un fouet, sans compter que chemin faisant, il se montrait sous des jours encore différents. Le corps musclé, un simple slip coloré protégeant son intimité, il apparaissait aussi presque nu...Que penser de ce chanteur vêtu en robot rose qui lançait de telles imprécations ? Qu'il s'érigeait en juge ? Qu'il était lui-même robotisé ? Le clip était si provocateur que certaines chaînes de télévision le diffusèrent tard dans la journée ou bien le censurent complètement. Bien qu'à la mode un temps, cette chanson ne rencontra pas un succès exceptionnel mais le fait est qu'il réapparaissait au devant de la scène et cette fois avec une composition qu'il revendiquait.En face B du single de Freeek!, on trouvait The Long and Winding Road, une reprise des Beatles que George interprétait avec sensibilité. Un univers futuriste tirant sur le film de science fiction d'un côté, un retour a la tradition de l'autre avec une superbe chanson nostalgique... Étonnant contraste  qui ne pouvait que séduire...