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Au Texas, alors que tout est supposé aller très bien, Kenny Goss est mal à l'aise. L'engouement de George pour sa tournée à venir lui est peu compréhensible. Que va t'il y gagner

Au Texas, Kenny, bien qu'il ait multiplié les déclarations positives dans la presse et les médias, marquait le pas, lui-aussi. Oui, il était le grand amour de George, son fidèle compagnon, lui ils se comprenaient magnifiquement mais il y avait ces photographes qui captaient sans cesse ses mouvements, ses déclarations à la presse ou que la presse lui attribuaient, les lettres de ses fans, les demandes d'argent, les réceptions, les récompenses, les concerts, les applaudissements et encore le contrôle du paraître. Kenny travaillait dur, il était millionnaire quand George était multi millionnaire mais qui le félicitait autre que des investisseurs comme lui ? L’ego de George était trop fort. La célébrité, quoi qu'il en dise, lui était devenue si nécessaire qu'elle faussait sa vision de la vie. Anselmo sanctifié, sa mère sanctifiée...Une souffrance et un fonds de commerce ? Oui ? Non ? Et cet argent qu'il envoyait partout ! Un jeune homme sans emploi, telle jeune fille qui ne pourrait élever l'enfant qu'elle portait, telle famille ruinée, telle association...N'en avait-il jamais assez ? Mais non, de la respectabilité, de la reconnaissance de son talent, des louanges concernant son élégance et sa beauté et jusqu'au choix de son magnifique compagnon, il revendiquait tout. Encore et encore. Pourtant, il y avait de quoi dire. Les soirées trop arrosées, les fumettes, les kilos en trop perdus avec force exercices et ces hommes à qui il avait dit être amoureux et qu'il oubliait en route...Un David en Angleterre dont George ne semblait plus se souvenir et qui l'avait abordé, lui, Kenny, en lui présentant des promesses non tenues Il devait te quitter et vivre avec moi, Ah si, il l'a dit ! Un autre en Allemagne, un Italien aussi...Et un Danois aussi, qu'il voulait recontacter sauf s'il ne l'avait déjà fait.

Difficile. De plus en plus.

-31 décembre 2006...Un concert en hommage à Vladimir Potanim ?

-Oui, c'est une fête privée. Le désir d'un homme d'affaires. Je suis très bien payé. Ça ne se refuse pas. Quoi, tu soupires ?

-Obligé de chanter pour lui ? Ah oui, c'est vrai, tu ne fais plus de politique. Fini Bush et Blair...

-Ce n'est pas drôle...Bon, et puis, il n'est pas chef d'état, juste un horrible capitaliste...Tu soupires encore ?

-Oui. Une somme énorme.

-C'est un concert privé.

Kenny soupirait. Toute cette vacuité parfois...George s'aimait l'aimant, les sentiments violents qu'il avait pour lui étaient égoïstes, Kenny le pensait de plus en plus alors que le concernant,c'était différent. Il aimait l'alcool mais tentait de s'en détacher par amour pour George qui, de son côté, restait dépendant des paradis artificiels. Pourquoi alors tant s'employer face à un être qui aimait tant sa légende et maintenait entre son quotidien et celle-ci, un tel écart...

Et il avait cette tournée....

-Mes vingt cinq ans de carrière.

-Cent six concerts...

-Oui, mais sur deux ans.

-Et quarante et un pays...

-Oui mais parce que si j'ai du succès et j'en aurai, il y aura une extension. Plusieurs pays prévus et une tournée aux USA ! Ils ne m'ont pas vus depuis longtemps ! J'attends deux millions de personne pour commencer! Et le dispositif, écoute !

-J'écoute...

-Un écran géant de neuf mètres de large et vingt cinq de long ! L'effet visuel sera superbe ! Et un chemin aménagé pour que je me même à la foule...