GM A CH

Se lançant dans une nouvelle tournée qui, il l'espère, le fera renaître de ses cendres tel le phoenix, George Michael s'entretient avec un njournaliste chypriote

-Je suis venu à Chypres en 1984, déclara t'il à un journaliste local,mais je tenais à y revenir. Vous savez, je suis fils d'immigré mais ce mot, dès que je me réfère à mon père, n'a rien d'insultant. Bien au contraire ! Outre le fait que mon père était un infatigable travailleur, je lui reconnaissant de m'avoir inscrit à l'école grecque quand j'étais enfant. Je ne vous cacherais pas que ça me barbait d'y aller ce c'était une corvée éducative supplémentaire, souvent un samedi matin !  Pour certains, il n'est resté que l'ennui et la routine. Ils n'ont rien appris et ont été complexés. Pour moi, malgré mes réticences, ça a été la clé de l'apprentissage de la langue grecque. Je ne la parle pas couramment, loin de là, mais je ne m'en suis pas coupé ! J'en aime la musique. Et puis, mon père a tenu également à ce que j'apprenne des danses traditionnelles. Je m'en souviens encore, figurez-vous ! J'ai mémorisé les pas ! Et je portais aussi la vraka, la tenue traditionnelle de Chypres ! Vous voyez, je n'ai jamais oublié, j'ai suivi mon père. Je suis d'ici à cause de lui...

Et il était heureux de marcher dans les rue de Nicosie, cette capitale mi turque mi-grecque où ses ancêtres, bien avant lui, avaient du tenter leur chance jusqu'à ce que son père, affolé par son manque d'avenir, ne rassemble l'argent de son billet pour l'Angleterre. On le photographiait, on lui parlait, il signait des autographes, caressait des cheveux d'enfants, se sentait fier pour cette île, fier pour ce pays et plus fier encore pour les siens. Qui aurait parié sur lui à l'école anglaise ? Franchement...Au moins ce passage par ce beau pays et cette île magnifique lui avaient redonné ses racines.