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En attendant de renouer avec l'univers des tournées, George Michael rêve toujours d'uns stabilité affective, qu'à priori, il ne trouve pas. Kenny est prudent, Erik sur ses gardes. Fadi, peut-être? 

En attendant de reprendre la scène, il navigua entre l'Angleterre et les USA. Il fallait rassurer Kenny et à ce titre, il le fit venir à Londres et retourna au Texas pour partager leur rêve : leur fondation et leur propriété. Chacun d'eux portait un anneau à son doigt. L'union était là. Pourtant, la curiosité de George à l'égard d'un amour autre qui serait aussi violent et premier que celui que lui avait porté Anselmo restait intacte. Toujours intrigué par le chorégraphe, il avait décidé d'en savoir plus sur lui. Il vit des vidéos de ses ballets, s'intéressa à ses dernières créations, lut des quelques interviews de lui et admira son habileté. Il avait réglé les chorégraphies pour un film allemand. Il l’appela, insista, le flatta.

-C'est singulier. Ancré dans les traditions de la danse classique et expérimental en même temps...Je ne suis pas surpris qu'on t'applaudisse..

-Oh mais tu me comprends alors...

-Mais toi aussi, Erik, tu me comprends. Tu n'es plus le même garçon.

Et finalement, il le fit venir. Deux fois trois jours.

Il avait vraiment plaisir à prendre cet Erik dans ses bras, à le faire gémir de plaisir, à le regarder sourire, à le faire boire un peu, fumer un peu et après quatre jours passés ensemble à Londres, il le fit revenir deux fois.Il était tendre et attentif et d'une beauté qui n'avait rien de méditerranéen, un peu comme celle de Kenny. Il était mieux fait que lui et très gracieux dans sa gestuelle. Observateur, plus spontané qu'il ne l'aurait cru, et désormais connaisseur des chansons de George, il était avisé, tendre et toujours apaisant.Ils s'entendaient bien, s'acceptaient l'un l'autre et George commençait à parler de le faire vivre en Angleterre.

-Ah non !

-Ta troupe, ton mariage ?

-Oui.

-Tu sais que je ne crois pas que...

-Ce mariage ? Si je vivais avec un homme, ce serait comme avec Dan.

-Explique moi ça...

-Vivre avec un homme, j'ai trouvé ça facile par certains côtés mais c'est justement cette facilité, cette proximité qui, à mon avis, est compromettante. C'est un système...Pense ce que tu veux, pense que je suis un gay qui préfère vivre avec une femme et élever un enfant, mais c'est que je souhaite.Non, je suis en vérité dans cette situation. Et elle-aussi. Il faut des valeurs en commun pour qu'une entente soit durable et avec elle, elles sont là. Nous aimons l'art et nous nous aimons.

MICHEL PARIS

C'était imparable mais irritant. George ne comprenait pas. Restait à faire l'amour des heures entières et à recevoir cette tendresse, cette douceur...

 Tout de même, c'était frustrant. Toujours à l’affût de nouvelles adresses qui l'aideraient à parfaire son apparence et à adapter celle-ci à son âge, George entendit parler d'un salon de coiffures pour gens en vue, à Londres. Il était tenu par deux frères, Daniel et Tez Mikhael et on lui dit beaucoup de bien. Puisqu'il était en recherche et se l'avouait, autant être à son avantage. D'emblée, Daniel lui plut .Avec des années d'expérience dans les plus grandes maisons de mode mondiales, il s'était spécialisé dans la création de styles glamour pour une clientèle exigeante. Il apportait sa passion à l'industrie et avait été classé comme l'un des coiffeurs les plus emblématiques de Londres. Quant à Tez, il était un maître de son métier. Les coupes classiques étaient son fort, et ses clients l'adoraient car il le faisait souvent voyager à travers le monde pour des occasions spéciales. 4 Place Porchester, allons-y, se dit George et il fut d'emblée ravi. Tez le conseilla et le coiffa mais il ne le regarda que peu. Un autre jeune coiffeur l'accaparait. Il s’appelait Fadi Fawaz avait un beau corps élancé et un visage magnifique. Quels grands yeux noirs ! Oui, je le reverrais, on se parlerait et il y aurait sans doute une belle entente entre nous...