madison-square-article-2-1200x500 

Lancé dans une nouvelle tournée, George compte bien reprendre pied aux USA ...

Mais en attendant, il y avait l'Amérique du nord, celle qui l'avait fasciné comme tant d'autres quand il était un jeune chanteur et celle qu'il avait parcourue...Il rêvait déjà d'y être...Et soudain, elle était là !

A Phoenix, à San José, à Las Vegas ou à Miami, il ne leur faisait plus le même effet, il le savait, lui qui était devenu un homme mûr plein de classe mais il les séduisait et les impressionnait. Par son apparence, par son répertoire, par sa voix...Entre cuir et costume-cravate, il avait, quoi qu’il en soit, une certaine constance dans la classe et le magnétisme. Sa voix, était restée une valeur très sûre, et peut-être même ce qui se faisait de mieux dans le genre. Magnifiant compos branchées, ballades et autres hommages, entre sonorités soul et funk, elle enchantait, ensorcelait, transcendait un répertoire très large, à même de satisfaire aussi bien les habitués d’une boîte du Bronx que la ménagère en mal d’aigus, en passant par les amateurs du combo cigare-whisky et les adeptes d’ébats sur fond de lumière tamisée...Et il était immensément applaudi. Par moments, il fut profondément heureux dans cette atmosphère si américaine de villes bruyantes, d'avenues populeuses, de tenues bariolées et de chapeaux en tous genres. Tout le renvoyait à des films ou à des chansons qu'il avait aimées jadis, tout le fascinait...Il fallut pourtant partir et il eut un pressentiment qu'il s'efforça de minimiser. C'en est fini de le l'Amérique et des Américains, pensa t'il sans savoir pourquoi...

Mais la presse américaine, elle, semblait savoir. Commentant sa prestation, Le New York Times déclarait :

George Michael a commencé son concert au Madison Square Garden lundi soir avec «Waiting (Reprise)», une ballade qui a conclu: «Est-il trop tard pour réessayer? Je suis ici." C'était le premier de deux spectacles là-bas (le deuxième est mercredi soir) sur la première tournée américaine de M. Michael en 17 ans, et il l'a traité comme une justification.

La musique de M. Michael depuis 1990 a été peu diffusée sur les stations de radio américaines, depuis qu'il a poursuivi sans succès son label de l'époque, Sony, pour mettre fin à un contrat de 15 ans qu'il qualifiait d '«esclavage professionnel».