CORSET

Elle portait un corset très serré qui lui remontait les seins sans les emprisonner. Libres et beaux, ils se dressaient nus et beaux et j’en vis, pour la première fois, l’extrême beauté. Ils pointaient avec impudeur et je compris combien elle avait dû aimer les montrer et les laisser flatter et caresser, sans avoir conscience à l’époque qu’on pouvait non seulement leur donner du bonheur mais les punir d’être d’une beauté si insolente…
Avec cela, elle portait un collant à très grosse résille et des escarpins noirs de belle coupe. Le corset descendait bas mais seuls les collants les prolongeaient et comme le maillage en était très lâche, je vis que sa chatte, désormais glabre, était atteignable facilement, les croisements de la résille ne formant qu’une humble protection.
Elle était magnifique, vraiment, et je vis que je ne m’étais pas trompé.
M’approchant d’elle, je la rassurai : 

-C’est très bien, vraiment. Tu es belle, tu sais cela ?

Elle ne répondit pas. Le « Monsieur » attendu n’était pas formulé. Lui effleurant une joue, je me maintins près d’elle pour la troubler. Elle me trouvait séduisant : je savais cela. Elle resta nouée.
Ma main se posa alors sur son entre jambes et le flatta ; Je pensai bien sûr en découvrant son pubis nu et l’intérieur de sa chatte, que je ne fis qu’effleurer à ce que les mots peuvent faire. J’ai vu des femmes, des soumises pardon, rester insensible physiquement jusqu’à ce que l’emploi de mot comme « mouille » ou « jus » les mettent dans tous leurs états. Il en serait peut être ainsi avec elle.
-Ne sois pas froide. Ce n’est qu’une apparence. Tu mouilles, je le sais.
Un de mes doigts s’enfonça légèrement en elle et en ressortit humide. J’avais gagné. Elle mouillait bel et bien. Voulant le lui prouver, je portai ce doigt à hauteur de ses narines et elle huma son odeur. Puis, je le mis dans sa bouche et elle parut surprise. Elle se goûtait elle-même et son intimité était délicieuse. Voyant qu’elle acceptait cela, je lui redis sa beauté et ce mot qui en avait excité tant d’autres, je l’employais de nouveau. Il semble que rien n’eût changé car il la fit de nouveau sursauter. J’en déduisis que c’était une femme de sensations et non de vocabulaire bas, ce qui, au fond ne me surprit pas.
L’annonce réitérée de sa beauté ainsi que ma proximité jouant leur rôle, je lui agaçai les seins puis les lui pinçai avant de revenir à son doux entre jambes. Cette fois, je caressai sans parler et ne prononçai aucun de ces mots dont d’autres avaient raffolé. L’infirmière, qui s’y connaissait en la matière, avait été qualifiée de « bonne suceuse », ce qui, au milieu de ses récriminations visant à me faire comprendre que je me méprenais sur elle, l’avait tout de même flatté et fait rougir de plaisir. Quant à une autre –une rousse épisodique dont je n’ai rien dit et pour cause (…) – elle avait ouvert le règne de ces femmes dont on ne vante pas assez les mérites : les bonnes branleuses…Qu’on m’objecte ce qu’on veut : certaines femmes réagissent violemment à l’écoute de tels mots et deviennent disponibles. Vous trouverez cela dans des traités de psychologie ou de psychiatrie et dit avec une bien plus grande complexité. Je n’ai rien inventé…
« Suceuse », « branleuse » : c’était là des amorces commodes et simples à mettre en place. Il ne restait ensuite qu’à profiter de l’état de ces dames.
Et il y avait, bien évidemment, beaucoup d’autres mots…
Anna y était insensible. J’en tins compte et, la laissant s’habituer à moi et à l’endroit insolite où elle se trouvait, je mis en place la séance prévue.