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3. Pilori et autres jeux

On pourra s’étonner que j’ai choisi, pour cadre de dressage, non un beau loft aux aménagements « diaboliques » mais un petit studio doté de quelques aménagements. Que les choses soient claires, je m’accorde bien de ce qu’on me prête. Les accommodements ne me dérangent pas. Que fallait-il faire, du reste ? Simplement, mettre en application toutes ces belles théories auxquelles Anna avait été confrontées. On a vu qu’elle n’avait pas attendu que je devinsse systématique pour être adroite dans le domaine de la soumission ; à l’évidence, elle allait devenir meilleure encore avec ce savoir que je lui apportais. L’écrit qu’elle avait signé ne la faisait pas rire. Elle ne pouvait, bien sûr, être d’accord sur tout mais elle était séduite. Alors, il suffisait de concrétiser.

Nous nous vîmes trois fois par semaine et il fut convenu que je serais vêtu de noir. N’allez pas vous imaginer que je me préparais à apparaître en tenue de cuir, le visage masqué et un fouet à la main. Je ne désapprouve pas ce type de vêtement mais dans mon cas, il s’apparenterait à un déguisement. Chacun sa façon de voir. Je porterais, en ce qui me concernait, une chemise noire, un pantalon noir et une cravate noire ainsi que de très belles chaussures, d’une sobriété pleine de luxe. Je n’aurais pas de masque mais je ne sourirais pas. Elle devrait arriver à l’heure dite et se mettre nue. A genoux, elle m’embrasserait le poignet. Je préférais la face interne, au- dessus de la main droite et le lui dit. Elle acquiesça.

Ensuite, nous commencerions par des postures où, demi-nue ou dévêtue, elle se montrerait à moi. Je tournerais autour d’elle en la questionnant. Nos entretiens devraient porter d’abord sur la vie qu’elle menait seule : son travail, le rythme de ses journées, ses allées et venues. Elle me commenterait les moments qu’elle avait passée seule chez elle à obéir. Tantôt, elle parlerait des sensations provoquées par le port d’objet en elle, tantôt elle me dirait pourquoi ne pas se masturber quand elle en avait envie était une contrainte bien plus pesante qu’elle ne l’aurait pensé. Elle pourrait aussi me parler des moments où elle avait dû rester seule nue sur son lit, les cuisses relevées et largement écartées, de ceux où elle se pinçait les seins où encore du plaisir qu’elle commençait à éprouver quand elle se retenait de pisser pour ensuite se laisser aller en contrôlant ses jets d’urine…Je voulais que cette femme fût austère au travail : tailleur, longue jupe, cardigan, corsage souple, dominante de gris anthracite, de bleu marine et de noir et salace chez elle : soutien- gorge s’ouvrant sur le devant, plug anal, gode fiché dans le vagin, lubrification intense et tentation irrésistible…En somme, la petite sainte et la fieffée salope. Si elle était sincère et racontait bien, elle serait récompensée par des propos flatteurs d’abord et des caresses, ensuite. Je lui masserais la chatte sans pour autant chercher à la faire jouir. Si elle venait à me mentir car elle avait commis des fautes, il fut clair pour elle que je le saurais vite : elle raconterait mal, se couperait. Elle rencontrerait alors, le Dominant sévère, le Guide sans merci qu’après tout elle avait sollicité.

La suite des séances serait une succession de jeux variés visant à lui apprendre à quel point il était agréable de se soumettre et combien cela était exigeant. L’orientation de ces moments passés ensemble dépendrait de son degré de docilité. Elle devait savoir que la route qu’elle avait choisie était difficile et que je ne serais certainement pas conciliant si elle déviait…

 

image ERRRRRRRROTIQUE

Elle tomba d’accord sur tout. Elle se mit donc à arriver à dix-neuf heures pour en repartir vers vingt et une. Rapidement elle comprit ce qu’il en était d’être nue. On s’imagine souvent que la nudité est belle car érotique. C’est vrai et de ce point de vue, Anna était d’autant plus troublante qu’elle n’avait pas conscience de ses atouts. Mais c’est faux aussi car une soumise apprend vite qu’elle est nue et le reste, ce qui fait toute la différence avec une coquine qui a accepté un rendez-vous galant…Il fallut donc qu’elle tînt des postures debout, s’allongeât sur le dos pour se présenter à moi jambes écartées et chatte offerte, souleva le bassin et plaçant ses mains sous ses hanches pour me présenter ses deux orifices. Il fallut aussi qu’elle me présente ses seins, qu’elle en ait envie ou non, pour que ceux-ci soient caressés ou frappés – les deux, en général- qu’elle m’offre une chatte mouillée et qu’elle dresse pour moi ses fesses afin que celles-ci reçoivent des flatteries ou des sévices. Elle dut m’attendre au milieu du studio, les mains derrière la nuque, ou au coin les mains dans le dos, les jambes écartées, un objet ridicule fiché dans son anus. Vous savez, dans ces cas- là, la nudité, si radieuse qu’elle soit, finit par être pesante. Pourquoi ? Parce que tout est exposé.