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Dans le passé, ces questionnaires m'avaient d'abord amusé. Quelle idée quand on est tel que moi de demander à une femme qu'on veut soumettre si elle éprouve de l’intérêt pour des activités telles que la strangulation ou la zoophilie ! Et de lui demander de plus de chiffrer son goût pour ces activités : cinq si elle en raffole ou zéro si elle est terrifiée rien que d'y penser ! Je résistais longtemps puis me ravisai. N'oubliez pas que la domination était devenue centrale dans ma vie. Je me dus sans doute me dire qu’il y avait dans ce type de questionnaire un bon cadrage de la personne que j’avais en vue et que le lui envoyer un document à compléter présumait bien de l'avenir. Je ne me trompais pas. Certaines soumises prenaient ce travail à la légère et ne cochaient que certaines rubriques. Je jouai mon rôle et le leur faisais refaire. L'une d'elle finit, à la quatrième reprise en main, par me retourner un questionnaire complet. Je l'écartai sans ménagement. Où irais-je avec quelqu'un d'aussi lent d'esprit ? Une autre s'y reprit à trois fois. Ce n'était pas à son honneur mais, malgré sa lenteur, elle me parut volontaire. Je la vis plusieurs fois. En règle générale, mes exigences faisaient peur. La barre était haute. Sous des dehors d'homme du monde, j'attendais un dépouillement complet...

Revenant au contrat de soumission, vous aurez constaté qu 'il me permettait de bien cerner mes proies. Vous me penserez infaillible. Hélas, non. Il m'arriva une fois de me méprendre sur une femme qui me sollicitait. Voici les faits.

Elle était très exhibitionniste et recherchait les punitions violentes, très violentes mêmes. Ce fut la seule soumise que je finis par éconduire, non parce que j’étais lassée d’elle mais parce qu’elle était si extrême qu’elle me faisait peur. Je ne sais ce qu’elle avait vécu pour en être arrivée à une représentation si noire de la domination ; ou plutôt si, je le supposais. Elle avait été traitée durement, petite, et préadolescente, elle avait été victime d’attouchements. Les cris, les menaces et les gifles avaient d’emblée accompagné son entrée dans le monde des grands et ses découvertes sexuelles. Elle jouissait si elle était malmenée. Vous allez me dire que ce que je viens de vous révéler sur la « mise  en condition d’Anna ne fait pas montre de beaucoup de douceur ; c’est vrai mais c’est sans commune mesure avec cette femme.