MOULAGE

4. Pénétrée

Je sais ce que vous penserez : j’avais avec elle un étrange mode de fonctionnement. La pénétrer avec des simulacres de pénis en latex ou en verre et s’abstenir de tout « vrais contacts » !  Il faut être malsain, aimer gruger l’autre ou encore avoir des doutes sur ses propres capacités érotiques…Évidemment, on peut, à l’infini, discourir, surtout quand on n’y connaît rien…

Anna devenue Nuit à la fois parce qu’elle aimait les heures où règnent la lune, les ténèbres et la fraîcheur et parce qu’elle se sentait depuis longtemps « nocturne », obtenait ce qu’elle demandait sans le formuler et son acceptation me remplissait de joie…

Bien entendu, il n’était écrit que la situation ne devait pas se modifier.

Elle se modifia.

Un soir que je rentrais un peu tard, je priai Nuit de venir dans le salon et de s’y tenir droite, la jupe relevée. Son pubis soigneusement rasée m’apparut et me troubla. La poussant contre la table où souvent je recevais des amis et convives, je la fis basculer. Je la pris le buste écrasé contre le bois de la table et les jambes écartées. Je crois que ses seins lui faisaient un peu mal et que pour me plaire, elle se gardait de tout mouvement. Il n’en demeure pas moins que l’entreprise fut belle ! Renouer ainsi avec elle ! Sentir ses chairs s’ouvrir tandis que ma queue se frayait un passage…

Je me souviens que, voulant sans doute être fidèle aux lectures particulières que j’avais faites, le mis une main sur son épaule alors que l’autre était posée sur sa hanche. L’idée était qu’elle pouvait tenter de se dérober, ce qui, bien sûr, était difficilement envisageable…

Après être allé et venu en elle, je jouis. Elle n’avait pas eu d’orgasme elle-même de sorte que je dus m’y reprendre à deux fois…

Elle, la belle captive, se plie et se tord.

Dans le plaisir, elle se laisse aller ; en dehors de lui, elle se tient silencieuse, comme contrainte.

Lui, le Dominant, guette et dirige. Quand il est satisfait, il le montre à sa soumise ; sinon, il offre un visage tendu et inquiet.