ZOEEEEEEEEEEEE

 

Nuit sort de sa chambre monacale pour me plaire. Le petit bureau est pour le moment condamné car lié aux « expérimentations ». Le salon est notre théâtre. Elle se donne. Je remplis ses orifices d’objets qu’elle doit pas tenter de maintenir longtemps en elle. Je l’en débarrasse pour le prendre. Elle est contente.

Incandescente, elle porte un harnais.

Trouble, elle a dans son anus, un simulacre obscène.

Lumineuse, elle a les yeux bandés et se tient à genoux.

Enfin, déterminée et obéissante, elle est sur moi et me chevauche. Cette posture, que je contrôle, me plaît infiniment. Elle est plus étroite ainsi et je me sens plus fort. Sur moi, Nuit bouge. Il faut bien qu’elle me guide en elle et que je fasse de même : sinon, où irions-nous ?

Elle va et vient. Elle gémit, demande pardon, se mord les lèvres.

Je bouge et crie.

Cela dure t’il des semaines ? Oui.

Le temps n'est plus qu'au présent.

De ce présent, il fallut bien sortir. Les images sont merveilleuses car elles sont belles et fortes. Mentalement, elles me séduisirent car, dans l’espace étroit où existait ma relation avec Nuit, elle me donnait un rôle extravagant. Mais il me fallait travailler, garder une vie sociale, faire tenir mon appartement…

En premier lieu, je déchargeai ma belle soumise de nombreuses tâches domestiques auxquelles je l’avais assujettie car je souhaitais revenir aux services d’une « Martha » que j’avais employée. De fait, Nuit se trouva plus oisive. Ensuite, je repris un rythme d’invitation que j’avais longtemps tenu et avait interrompu quand elle était entrée chez moi. Vinrent les Dubois, un couple de chercheurs en biologie, que j’aimais bien. Vinrent Monica, la journaliste et son compagnon, Vincent, le jeune médecin. Vinrent des collègues de travail. Vinrent Benoît et Jeanne, les seuls amis que j’aie pu garder de ma lointaine adolescence.

Et d’autres.

Il fallait bien être dans le réel. Martha faisait à dîner. Le vendredi ou le samedi, je recevais et l’on dégustait sa délicieuse cuisine.