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Le restaurant que j’ai déjà décrit possédait le défaut des établissements parisiens : la cuisine y est aussi « cosmopolite et urbaine » - je cite –banale (là, c’est moi qui parle). Par contre, une fois n’est pas coutume, l’espace entre les tables respecte l’intimité et les convives peuvent échanger des propos privés sans que leurs voisins directs s’avisent de se mêler de la conversation ou tout au moins de l’écouter malgré lui et forcément, de s’en mêler. Je pus donc montrer à mon interlocuteur des photos de Nuit en buste : elle y apparaissait en body d’abord puis seins nus. Ni Christian ni moi-même n’avions cédé à cette mode burlesque qui fait qu’une femme nue n’est belle et désirable que si elle a moins de trente-cinq ans. Ma soumise en avait quarante-huit. Ses seins lourds et beaux m’avaient toujours touché. D’une belle tenue, ils attiraient autant les châtiments que les caresses et mon interlocuteur en fut convaincu. Il vit les avantages d’une telle gorge. Il pourrait durant une séance, installer Nuit commodément de façon à ce que son membre à lui pût être placée entre ses seins à elle. Il en suivrait un beau va et vient. Il évoqua cette activité en regardant attentivement les seins de ma captive et prononça les mots qui le ravissaient : il ferait avec elle « des branlettes espagnoles ». En parallèle à ces délices, il dut rêver aux pinces qu’il lui appliquerait sur les tétons et aux claques qu’il lui administrerait

-Très bien, dit-il, très bien ; il faut que je la rencontre !

Je le priai d’attendre, estimant qu’il en avait peu vu : il lui fallait quand même en savoir plus. Il vit Nuit nue et offerte, debout, presque hiératique, le visage noyé dans l’ombre. Il la vit allongée, la gorge offerte. Il la vit les cuisses relevées, sa belle chatte douce offerte et doucement suintante. Il la vit de dos, à quatre pattes, les fesses offertes, le dos cambré.

Évidemment, il fut séduit.

Chaque photo était prise avec soin ; Nuit y était belle.

Après tout, je ne vois pas, non, je ne vois pas ce qui empêchait qu’elle fût magnifiée dans les poses qu’elle prenait. Vous voyez que je m’exprime peu sur les sentiments foisonnants que j’avais pour elle mais que mes actes, sinon mes mots, parlent pour moi…