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Line cherche des amants et des expériences nouvelles. Sur un site, elle trouve "Maître Hughes"...

Un jour, elle achète des magazines et sur l’un d’eux, voit des couples ponctuels, séparés par l’âge mais rapprochés par l’addiction qu’ils ont l’un de l’autre.

Le désir lui revient, désir évanoui lors de cette longue période de souffrance et de séparation.

Elle voit mal comment attirer un homme plus jeune qu’elle, car, lors des longs mois de rupture, Hans s’est employé à la convaincre de son faible pouvoir de séduction.

Elle tente, par petites annonces, de contacter des amants potentiels trentenaires mais ces errances sur internet portent peu de fruit. Les rencontres qu’elle faits sont satisfaisantes sur le plan sexuel mais un peu « vides ». Personne n’est méchant avec elle mais personne ne lui accorde beaucoup d’attention. Les jeunes hommes sont prompts à jouir encore et encore. Ils lui sourient et lui tapotent la joue. Quand elle les quitte, tout est bien…

Un jour, elle cherche sur internet de quoi l’étonner davantage. Un site s’offre à elle : elle s’inscrit. Durant quelques semaines, elle regarde ce qui se passe, commence à prendre part à des forums, entre sur quelques salons et met au point un profil susceptible d’attirer l’attention. Si ces jeunes amants distraits lui donnaient encore l’alibi de la légèreté et du marivaudage, le site qu’elle choisit est sans détour dans ses buts. On y chasse. Les femmes et les hommes, chacun pouvant, suivant la posture choisie, être chasseur ou chassé. Line se sent peu d’inclination pour s’affirmer dominante : de fait, elle va être chassée donc dominée.

De cela, elle a peu conscience d’abord et, amusée par la nouveauté et son image agréable sur l’écran d’un salon spécialisé, elle se sent en confiance. Beaucoup de courrier lui parvient, dans sa messagerie particulière. La plupart du temps, ses correspondants sont loin et elle se contente de les remercier de leurs messages.

Mais un jour, Maître Hughes est proche : vingt kilomètres de chez elle, tout au plus. De ce qualificatif de Maître, Line commence par rire avant d’être intriguée puis troublée. Dans les échanges qu’ils ont, elle sent une autorité certaine qu’adoucissent cependant les formules de politesse de règle.

Elle est seule depuis deux mois, ces rendez-vous dans des hôtels ou des studios prêtés l’ayant lassée. Une vacuité l’habite, qu’elle n’attribue pas seulement au manque sexuel. Il faut autre chose, une rencontre  qu’elle n’a jamais faite.

La correspondance s’intensifie.