une robe noire

Hammer portait beau mais n’était plus si jeune. Il était dans la situation du poète qui voyageait et désirait à distance et ce « Toi que je veux » si intense dans le texte était au cœur de sa vie, peut-être parce que celle-ci n’était plus si jeune…

La mort dans l’âme, je le laissai parler seul à son amant avant que, quelques jours plus tard, il ne me repasse la main. Quand je le revis, Il avait l’air serein et en même temps sa sensualité à fleur de peau n’était plus bridée comme si le moment de faire concrètement l’amour avec son compagnon retrouvé n’était plus si lointain…

Son travail auprès de Paul s’avérait très fructueux car celui-ci voulait me voir. Je ne pouvais que relever le défi et sur les conseils de Phillip, j’allai le coiffeur. Mes cheveux furent coupés plus court et ils furent méchés de blond. Entre outre, de façon fort surprenante, mon Américain m’offrit deux robes ; l’une, mi- longue, avait de fines bretelles et un décolleté en v qui mettait en valeur et ma poitrine menue. Elle était toute fleurie, avec une dominante de rouge. L’autre, plus chic, était plus courte. C’était une robe bustier noire, très bien coupée, avec une jupe évasée. Je n’en revins pas !

-Des robes ! Vous m’habillez !

-Je vous offre deux robes, c’est différent.

Il me conseilla pour les accessoires : chaussures, bijoux fantaisie et suggéra un parfum frais, pas trop corsé.

-Je suis une jeune fille pour vous ?

-Une jeune femme. Chanel. Coco Mademoiselle ou un Guerlain. L’heure bleue serait bien.

-Je n’ai ni l’autre.

-Ce n’est pas un problème cela. Il faudra revoir les chaussures pour la robe noire. Celles que vous m’avez montrées ne vont pas. Il faut des talons plus hauts…

-Mais enfin…

-Mais je sais cela ! Je vois ce qui vous va. Par exemple, pour la robe noire, il faut des pendants en diamant…

-Philip…

-Je vous les trouverai.