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DORA 

 

Préambule.

Laure, jeune fille de notre époque, vit en famille en Sologne jusqu'à la séparation de ses parents. Devenue fleuriste, elle rêve beaucoup et, peu bavarde, aime que les fleurs parlent pour elle. Amoureuse du mondain Hubert Valentin, qui n'est ni du même milieu qu'elle ni du même tempérament, Laure, par goût ou par faiblesse, entre avec lui dans des jeux libertins qui risquent de la blesser comme peuvent le faire les épines de certaines fleurs. A moins qu'elle ne s'épanouisse dans un emploi dont elle n'avait pas rêvé...

Elle a vingt cinq ans et aime les objets anciens. C’est une passion pour elle. Elle aurait aimé des parents antiquaires qui lui donnent le goût des belles choses mais l’un et l’autre travaillent sur des marchés où ce qu’ils vendent est  sans rapport avec ses goûts. Elle ne leur en veut pas car ils se donnent du mal pour vendre de la bonne charcuterie et des plats préparés et leur clientèle s’agrandit. Il  y a une déférence certaine à avoir à l’égard de gens qui se donnent tant de mal, cela, Laure le sent.

Et puis, depuis quelques années, elle vit bien mieux. Le mariage de sa mère, mariage dont elle est issue, est défait depuis des années. C’est une chance, elle le sait et elle n’est pas dans l’erreur quand elle évoque des années cauchemardesques. Il est malaisé de vivre avec une femme droite et travailleuse que cherche sans cesse à abattre un homme railleur, complexé et sans emploi. Il en a bien eu plusieurs et ceci des années durant avant que ne s’installent les beuveries et la violence conjugale. Et puis, le travail s’en est allé et il est resté cet homme ne faisant rien à la maison sinon attendre le retour de son épouse et ceci, pour la harceler. Sans compter l’écolière que Mathilde était alors…Comment sa mère a –t’elle réussi à se débarrasser de ce mari veule et pesant, elle ne le sait pas vraiment.  Le divorce a été prononcé, aggravant les torts de l’époux et celui-ci, déterminé à ne rien honorer, a pris la fuite. Au fond, c’est un bienfait car il n’est plus là pour crier et se plaindre, pour les gifler aussi quelquefois.