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Dora, jeune fille simple, est éprise d'un esthète aux gouts précis, Hubert Valentin. 

Elle accepte en tous points l'autorité dont il fait preuve...

Se taisant brusquement, il la prend par le bras et la guide vers le clavecin, où, face à elle, il l’observe en silence, sa haute silhouette enveloppée d’une pénombre étrange. Puis il lui fait une demande : veut-elle être guidée ?

Il est plein d’aplomb et ne se répétera pas, elle le sait. Démunie, elle hésite un peu mais fait face et dit oui. Elle est de toute manière devinée…

L’instant d’après, à sa demande, elle retire sa robe noire, laissant libres ses épaules, sa poitrine que gaine encore le soutien-gorge et son ventre. Une nouvelle demande, tacite cette fois, lui fait libérer ses jeunes seins frais et tièdes, à la fois volumineux et touchants. Les mains de l’homme, d’emblée, s’en emparent : effleurements puis caresses appuyées et pour finir, pincements de leurs extrémités. Laure, surprise de ce qu’elle éprouve, gémit et cherche à reculer pour échapper à cette approche mais le regard qu’elle rencontre est sans faille : il interdit.

Toujours immobile, elle attend l’ordre d’enlever les absurdes collants qu’elle a enfilés sur sa culotte puis, essayant de ne pas être ridicule, elle les retire. Troublée et consentante, elle le laisse palper avec fermeté son corps presque nu, dont il semble prendre possession en vrai connaisseur. Avec sûreté, il fait glisser le long des jambes la naïve culotte de coton blanc qui laisse nue l’entrejambe à la toison brune et deux fesses hautes. Puis, la prenant par la main, il la fait passer devant lui pour la conduire de pièce en pièce, lui dévoilant ainsi les trésors de la maison : bibliothèque somptueuse, petit bureau et longue salle à manger au rez de chaussée sans oublier la cuisine et la buanderie. A l’étage, diverses pièces : des chambres pour la plupart. Cet itinéraire laisse la jeune fille, nue et se tenant aussi droite qu’elle peut, étrangement heureuse. Quand ils s’arrêtent, il se met à son niveau et lui tient la main, plaçant en elle le réconfort après les craintes liées au précédent guidage ; alors, sa nudité ne pèse pas mais la comble. Quand ils repartent, la crainte revient car Laure n’a jamais traversé une enfilade de pièces ou gravi les marches d’un escalier en offrant à celui qui la suit le spectacle de son dos, de ses reins et de ses jambes nues. C’est exaltant et difficile car l’homme qui la suit tranquillement peut passer du contentement à la profanation, l’arrêtant en chemin pour la toucher là où l’intime existe et lui faire adopter une posture ridicule. A plusieurs reprises, il agit ainsi et, prise par un ambigu plaisir, elle gémit doucement.

Du reste, elle geint encore, quand la promenade terminée, il la fait s’allonger sur le canapé du premier salon, pour la regarder et lui demander de s’ouvrir, ce qu’elle fait maladroitement d’abord, écartant ses lèvres l’une de l’autre et cherchant, par ailleurs, à se dilater. Comprenant au regard de son hôte qu’elle obéit mal et reste trop pudique, elle s’abandonne brusquement et donne à voir ce qui doit l’être.

Les yeux de l’homme sont maintenant d’un gris foncé tandis que ses doigts s’allient et se séparent pour des enfoncements précis. Elle essaie de ne pas crier mais quand elle le fait, c’est de plaisir.

Tard dans la nuit, de nouveau vêtue de sa robe noire et enveloppée dans sa cape, elle repart à la fois mal à l’aise de quitter cet univers et cet homme hiératique et heureuse de s’être donnée.

Elle dort peu et travaille sans état d’âme. Au soir, il l’appelle et pose des demandes : quatre semaines durant, elle devra créer et lui faire parvenir des bouquets inventifs obéissant à des thèmes par lui donnés ; elle devra également, pendant ce même temps, s’astreindre à manger comme il le lui indiquera, lui suggérant des assemblages qu’elle aura pour consignes de trouver bons. En dernier lieu, elle respectera des horaires d’appels téléphoniques où elle le joindra pour recevoir des instructions.

De cet amalgame, Laure ne sait d’abord que penser mais sa nature conciliante la fait obéir de sorte que le mois étant échu, il la félicite sans excès, tout en reconnaissant que son obéissance a été scrupuleuse. Les bouquets, envoyés à intervalles réguliers, ont respecté les consignes de sobriété ou de démesure fixées au fur à mesure. Aucune plainte n’a été émise sur l’étrange régime alimentaire qu’il lui a fait subir, la faisant manger trop ou trop peu. Ainsi a-t-elle plutôt bien réussi cette première phase.

La suivante, il le lui annonce, est plus sévère puisqu’il s’agit maintenant de se vêtir comme demandé et d’adopter certaines attitudes. Ainsi  délaisse- t’-elle les pantalons pour les jupes et les robes et les corsages informes pour des chemisiers ou des pulls ajustés. De même, elle écarte les chaussures de sport qu’elle porte parfois et les robustes chaussures de ville que recommande l’hiver pour leur préférer des sandales découpées et, le soir, des escarpins. Ce changement vestimentaire associé à des pratiques alimentaires nouvelles frappe l’entourage d’amies de la jeune fille d’autant plus vivement qu’elle ne donne suite à aucune de leurs questions. Un jour vêtue de noir et étrangement couverte de bijoux, Laure ne boit que du thé. Le lendemain, enveloppée dans des lainages gris et rose, elle a une faim de loup et se gave de viande rouge. Elle est nettement plus jolie qu’avant, cela est notable, mais elle devient étrange, offrant souvent un visage délicatement fardé mais  à l’expression énigmatique.

Laure, au début, passe par des phases où elle veut encore plaire à son entourage. Le masque qu’elle s’impose tombe, alors, et elle est presque au point d’avouer que sa transformation a de quoi inquiéter ; mais, au fil du temps, le détachement vient. Que ses amies constatent qu’elle ne mange rien deux jours de suite ou se promène nue chez elle des heures durant finit par l’indifférer.

C’est l’obéissance qui est importante, pas l’incompréhension de ces jeunes filles dont elle se détache. Alors, comme il le lui demande, elle reste souvent dénudée, immobile et frémissante dans son petit logement mal chauffé, ne voyant là rien à redire et se gorgeant de la plus merveilleuse des sensations : l’appartenance.

De même, lorsqu’elle entoure sa cheville droite d’une petite chaîne, elle est émue de cette étape nouvelle de son initiation. Elle devra porte sans cesse le petit talisman et s’y emploie.

Enfin, elle s’essaie à l’intromission d’objets sexuels, rituel qui la choque d’abord avant de la rendre exaltée. Hubert Valentin lui dit qu’elle doit se préparer à lui et elle, volontaire et émue, prend au pied de la lettre ses enfoncements d’objets dans ses orifices. Gênée d’abord, elle s’habitue et va même jusqu’à travailler sa chatte et son anus des heures durant. Enfin, elle se pince les seins car il l’exige et lui fait raconter ce qu’elle ressent, ce qu’elle fait au début en se plaignant car les objets fournis par l’antiquaire lui compriment si fortement les tétons qu’elle a du mal à tenir le temps imparti.

Les semaines passant, elle tient en tout.