lilajang

 

 

1.Entrée en matière

 Anna Destien fit ce que je demandai. Au retour d’Italie, je l’appelai et lui indiquai l’adresse d’un studio près de l’Etoile. L’avantage de ma profession et de mon statut est que j’ai des relations variées. Il est bien connu que l’on peut avoir l’air de mener une vie fort droite tout en ayant une existence parallèle, bien plus érotisée. C’est mon cas et celui de beaucoup d’autres. En l’occurrence, ce fut le fait d’avoir croisé un de ces « autres » et d’en être devenu sinon l’ami du moins le proche qui me donna les clés de ce studio. Il était, il faut le dire, d’un aménagement peu conventionnel mais je réserve la description…

Je ne vous ai sans doute pas précisé ma profession : je suis haut fonctionnaire et je travaille à la Cour des Comptes. « L’ami » que j’évoque est, lui, en poste au ministère des Affaires étrangères. Nous avons le même âge et le même goût pour les apparences bourgeoises, celles du moins qui ont trait à l’élégance vestimentaire. Extérieurement, cela suffit, je crois, à nous apparier mais nous avons bien d’autres points communs…

Bref.

Elle dut faire le trajet qui menait du Luxembourg à l’Etoile au début de la nuit et portait sous son imperméable une tenue destinée à me surprendre.

Elle m’attendit dans un lieu qui dut beaucoup la déconcerter et, bien entendu, je la fis attendre.

Elle devait bien être dans les lieux depuis une heure quand, n’ayant toujours pas quitté mon domicile, je vis s’allumer l’écran de mon portable. C’était elle, bien sûr, qui venait aux nouvelles, lasse d’attendre debout et silencieuse, dans un décor dont le moins qu’on puisse dire est qu’il était surprenant pour elle.

Je ne lui répondis pas.

Elle comprit qu’elle avait fait un impair car elle n’insista pas. Sa voix, sur le message laissé sur mon répondeur, était douce et hésitante.

Elle disait en substance :

« Je ne sais où vous êtes. Je suis en pleine confusion. Viendrez-vous ? »

L’inquiétude qui émanait d’elle était, à cet instant, palpable.

Je quittai mon appartement des Invalides, bien vêtu comme toujours et j’emportai avec moi un sac de  sport.

J’avais, d’Italie, rapporté de belles chemises et des chaussures de cuir, pleine peau, que je portais, comme ils le font, sans chaussette. J’étais ce  soir là, sinon beau, du moins très séduisant et j’en avais conscience. Du reste, il faisait beau et chaud. Août brillait. En chemise et pantalon clair, une montre de luxe au poignet, je conduisis nonchalamment en pensant à elle.

Le studio se trouvait avenue de la Grande armée. L’immeuble était cossu et le logement vers lequel j’allais ne ressemblait en rien à un minuscule logement étudiant. Il était de belle taille et jouissait d’une belle vue. De quoi faire rêver…

Je me demandai dans l’ascenseur jusqu’où elle serait allée et si elle était aussi prête que je le pensais à obéir à mes désirs. Il m’était arrivé de m’illusionner aussi je préférais une certaine prudence à l’emportement de mes jeunes années.

Après Sophie, la jeune fille aux  seins volumineux que j’avais revue dans le Marais où elle s’était targuée d’appartenir à un homme puissant qui la cravachait pour la mettre sur la bonne voie, il y en avait eu d’autres, bien sûr.

Je vous épargne la liste !

Je parlerai d’une Maria de vingt-cinq ans qui m’avait servi longtemps avec un dévouement impressionnant. Je ne comptais pas les visites que je lui avais faites. Elle était infirmière et je n’avais pas terminé mes longues études quand je la rencontrai. Il y eut peu de pourparlers. C’était une jeune fille directe qui se mit rapidement nue devant moi et me demanda de la dominer. D’elle je retins que parler beaucoup pour préparer une mise en condition ne sert pas vraiment à quelque chose. Il suffit d’être observateur – et je le suis – et les femmes qui doivent être rencontrées car elles veulent se soumettre, viennent à vous…

Vous trouvez cette allégation prétentieuse ? Croyez-moi, je sais de quoi je parle. N’en déduisez pas qu’il suffit de claquer des doigts. Tout de même…

Cette Maria toute blonde m’attendit des heures et des heures chez elle, chez moi ou dans des endroits complètement saugrenus. Pourtant résistante de nature et aguerrie par sa profession aux journées interminables et aux heures de sommeil décalées, elle fut nerveusement ébranlée par mes méthodes. Quand je la retrouvais, après l’avoir laissé seule et en attente, je la questionnais sans cesse sur sa vie car je lui savais des amants. Je ne me trompais pas sur ce point. A demi-nue et pleurante, elle finissait par m’avouer quelque interne de son service et le plaisir qu’elle prenait avec lui. C’était le temps de l’offensive ! Je me jetais sur elle –moralement puis physiquement- la poussant à « se confesser », à me dire « ces turpitudes ». Cela donnait des dialogues hallucinants dont la cruelle verdeur me reste encore en mémoire.

-Il a quel âge ?

-Il a vingt-huit ans.

-Il a une bonne queue ?

-Je ne veux pas répondre…

-Oh mais si, tu vas répondre ! Alors, il est gâté par Dame Nature ? Oui, hein et ça te plait ! Oh oui, ça te plait…

-Bernard…

-Monsieur, pas Bernard.

-Monsieur…Dans le service, c’est si courant. C’est un homme qui cherche les femmes !

-Oh le mauvais alibi ! Tu aimes la queue, toi. Il n’y a pas besoin d’être un génie pour le savoir. Regarde-toi ; ça se voit ! Allez dis-moi comment tu fais avec lui…

-On fait l’amour…

-Ah oui, mais comment ! Je veux des détails, moi…Vous le faites nus ou habillés ?

-On n’a pas toujours le temps d’être nus. C’est le travail…

-Par devant ou par derrière ?

-Souvent par derrière parce que…

-Il aime ?

-Il aime beaucoup.

-Il te l’enfonce bien ? Tu aimes ? Tu cries ?

-Oui, je crie !

-Et ça l’excite ?

-Oui. Il veut le refaire plus tard.

-Et tu le refais avec lui. Il te rebaise…

-Oui

-Oui, quoi ?

-Oui, il me rebaise.

-Il me rebaise, Monsieur.

-Pardon, Monsieur.

Et ainsi de suite….

Je la promenais nue et en laisse, cette fille. Je l’attachais dans des forêts pour prendre mon plaisir. On jouissait l’un après l’autre. Elle d’abord à cause de ce que je lui avais fait faire et moi ensuite, dru et bien fiché en elle qui était entravée. J’ai un bon souvenir de ses jolis petits seins durs, de sa chatte aux lèvres plutôt grandes et de son anus dont le goût pour la dilatation n’eut pas besoin d’être longtemps stimulé…

Je n’avais pas, hélas, sur le plan physique les connaissances que j’eus par la suite et je ne tirai pas d’elle tout le plaisir qu’elle aurait pu me donner. Par contre, moralement, j’avais déjà compris bien des choses et elle me laissa l’éreinter avec délectation.

Des regrets ?

Non, ne me demandez pas d’en avoir ! Ce n’est pas moi qui ai inventé le masochisme, tout de même ! Si je regrette quelque chose, c’est une époque, cette époque où la jeunesse donne des droits ; notamment, celui de trouver rapidement une proie jeune et jolie.

Quant au laïus qu’on me sert pour expliquer que ces femmes- là sont de pauvres malades, à d’autres ! Croyez –moi, elles savent se défendre. Elles savent manipuler et exiger aussi et elles reçoivent beaucoup ! Seulement, on a changé de monde et de fait, de logique. On ne lit pas les choses avec les mêmes yeux.

Après cette infirmière, il y eut une Linn danoise qui elle, hésitait entre deux camps. Elle adorait les jeux de soumission mais il lui tardait de dominer. Je le sentis et fit valoir  que je n’étais guère prêt à passer d’un rôle à un autre. Ces choses- là ne s’improvisent pas ! Je me connais. Je suis un décideur ! Oh je sais que cela peut faire sourire puisqu’on se connaît par définition mal et qu’on peut être surpris par soi –même. Je peux être un homme faible. Ma mère avec laquelle j’avais eu pendant des années des rapports distants, tomba malade alors que j’étais marié depuis cinq ans et faillit mourir d’un cancer. Cette maladie et la modification qu’elle entraina de sa personnalité me rapprocha beaucoup d’elle. Je souffris et j’eus peur. Je me rendis compte que je n’étais pas indifférent à elle et que je ne souhaitais pas qu’elle meure. Son rétablissement me ravit.

Quant à mon père, j’avais beau être habitué à ses frasques de mondain flambeur, je fus choqué qu’il eût choisi, après s’être séparé de ma mère, une jeune femme qui avait vingt ans de moins que lui et semblait tout régir. Je lui fis des reproches, à lui que j’ignorais depuis longtemps, et souffrit qu’il me répondit avec amusement et détachement. Mes mises en garde n’avaient aucun effet. Si ce n’est un : elles me déstabilisèrent puisqu’elles restaient sans effet et je souffris des mois durant de ce qui était pour moi à la fois une mésalliance et une association dérisoire. Je souffris d’autant plus que la compagne de mon père ne le quitta pas comme prévu mais au contraire resta avec lui. Elle y est toujours !

Vous voyez donc, j’ai mes faiblesses et je ne les ai pas toutes confessées. La plus douloureuse est je crois, d’avoir aimé et épousé une femme qui ne pouvait pas avoir d’enfant et ne désirait pas en adopter.

Mais on entre ici sur un terrain tellement miné que je ne souhaite pas poursuivre.

Je reviens à Linn. La jolie danoise me servit avec classe et m’opposa une résistance fière que l’infirmière ignorait. Elle me céda bien sûr sur bien des points à commencer bien sûr par des tenues vestimentaires très typées qu’elle porta avec panache. Nue, en harnais de cuir, elle fut parfaite. En guêpière ou soutien-gorge et porte- jarretelles, elle fut merveilleuse et je lui dois les tenues de soubrette et de secrétaire, elle fut remarquable. J’ai un souvenir extraordinaire des fessées que je lui administrais, après l’avoir renversée sur mes genoux. Elle avait mal épousseté, balayé et il était temps de la corriger ! Ou bien, elle était peu attentive, oubliait de me prévenir d’appels qui m’étaient adressés ou de rendez-vous depuis longtemps fixés et je me devais de la rappeler à l’ordre, moi, le Patron ! Sur ses belles fesses hautes, mes mains laissaient de belles traces. Mes mains ou des objets…

Maria, Linn…Le passé.

Ces choses- là s’étaient interrompues avec ma rencontre avec Claire, que j’allais épouser. Avec elle, je vivrais autrement…Et je l’avais fait, des années durant.

Mais je reviens à Anna.

Dans le studio, elle m’attendit et je la découvris comme demandé, son imper encore bien fermé et ceinturé, droite sur ses hauts talons. Au mur, derrière elle, il y avait des barres de bois qui servaient pour les entraves et au plafond, des poutres apparentes d’où pendait, à un endroit, un jeu de cordes. Elle ne pouvait pas, ne pas avoir vu un pilori de couleur noire, un prie-Dieu assez joli dont une partie était recouverte de velours rouge. Sur une table, étaient étalés des objets de plaisir et sur une autre, des objets plus punitifs. Et il y avait une armoire à vêtements sciemment laissée ouverte…bien sûr, il s’agissait tout de même d’un studio avec un petit décrochement pour la cuisine et un autre pour une minuscule salle de bain. Il y avait bien un canapé lit, une table basse et de petits meubles. De nombreux livres garnissaient des étagères de bibliothèque. Une table de bureau recevait un ordinateur portable tandis qu’une autre supportait un vase plein d’orchidées. On pouvait vivre ici, on pouvait mener une vie « normale ». C’étaient ces aménagements qui surprenaient, désarçonnaient, elle du moins…

Je lui dis bonjour, en déposant mon sac sur le canapé. Elle posait ses yeux sur moi, ces yeux qui dans cette lumière, paraissaient plus verts que bruns et je retrouvai dans son visage et son regard cette beauté que j’y avais déjà vue et dont je savais bien qu’elle était intimidante.

Elle me répondit.

- Bonjour, Bernard.

-Monsieur. Il faut m’appeler ainsi. Nous y sommes maintenant.

Elle serra les lèvres et je la vis frissonner.

Je tentai de la décontracter en faisant preuve de cet humour noire qui, je le savais, pouvait la faire rire. Je désignai de la tête les différentes « installations » qui précisaient nettement l’utilisation qu’on pouvait faire du lieu et lui dit :

-Joli agencement, tu ne trouves pas ?

Elle ne put s’empêcher de sourire et sans que j’aie demandé quoi que ce soit, elle défit la ceinture et les boutons de son imperméable puis le fit tomber à terre.

Je fus suffoqué.

Elle portait un corset très serré qui lui remontait les seins sans les emprisonner. Libres et beaux, ils se dressaient nus et beaux et j’en vis, pour la première fois, l’extrême beauté. Ils pointaient avec impudeur et je compris combien elle avait dû aimer les montrer et les laisser flatter et caresser, sans avoir conscience à l’époque qu’on pouvait non seulement leur donner du bonheur mais les punir d’être d’une beauté si insolente…

Avec cela, elle portait un collant à très grosse résille et des escarpins noirs de belle coupe. Le corset descendait bas mais seuls les collants les prolongeaient et comme le maillage en était très lâche, je vis que sa chatte, désormais glabre, était atteignable facilement, les croisements de la résille ne formant qu’une humble protection.

Elle était magnifique, vraiment, et je vis que je ne m’étais pas trompé.

M’approchant d’elle, je la rassurai :

-C’est très bien, vraiment. Tu es belle, tu sais cela ?

Elle ne répondit pas. Le « Monsieur » attendu n’était pas formulé. Lui effleurant une joue, je me maintins près d’elle pour la troubler. Elle me trouvait séduisant : je savais cela. Elle resta nouée.

Ma main se posa alors sur son entre jambes et le flatta ; Je pensai bien sûr en découvrant son pubis nu et l’intérieur de sa chatte, que je ne fis qu’effleurer à ce que les mots peuvent faire. J’ai vu des femmes, des soumises pardon, rester insensible physiquement jusqu’à ce que l’emploi de mot comme « mouille » ou « jus » les mettent dans tous leurs états. Il en serait peut être ainsi avec elle.

-Ne sois pas froide. Ce n’est qu’une apparence. Tu mouilles, je le sais.

Un de mes doigts s’enfonça légèrement en elle et en ressortit humide. J’avais gagné. Elle mouillait bel et bien. Voulant le lui prouver, je portai ce doigt à hauteur de ses narines et elle huma son odeur. Puis, je le mis dans sa bouche et elle parut surprise. Elle se goûtait elle-même et son intimité était délicieuse. Voyant qu’elle acceptait cela, je lui redis sa beauté et ce mot qui en avait excité tant d’autres, je l’employais de nouveau. Il semble que rien n’eût changé car il la fit de nouveau sursauter. J’en déduisis que c’était une femme de sensations et non de vocabulaire bas, ce qui, au fond ne me surprit pas.

L’annonce réitérée de sa beauté ainsi que ma proximité jouant leur rôle, je lui agaçai les seins puis les lui pinçai avant de revenir à son doux entre jambes. Cette fois, je caressai sans parler et ne prononçai aucun de ces mots dont d’autres avaient raffolé. L’infirmière, qui s’y connaissait en la matière, avait été qualifiée de « bonne suceuse », ce qui, au milieu de ses récriminations visant à me faire comprendre que je me méprenais sur elle, l’avait tout de même flatté et fait rougir de plaisir. Quant à une autre –une rousse épisodique dont je n’ai rien dit et pour cause (…) – elle avait ouvert le règne de ces femmes dont on ne vante pas assez les mérites : les bonnes branleuses…Qu’on m’objecte ce qu’on veut : certaines femmes réagissent violemment à l’écoute de tels mots et deviennent disponibles. Vous trouverez cela dans des traités de psychologie ou de psychiatrie et dit avec une bien plus grande complexité. Je n’ai rien inventé…

« Suceuse », « branleuse » : c’était là des amorces commodes et simples à mettre en place. Il ne restait ensuite qu’à profiter de l’état de ces dames.

Et il y avait, bien évidemment, beaucoup d’autres mots…

Anna y était insensible. J’en tins compte et, la laissant s’habituer à moi et à l’endroit insolite où elle se trouvait, je mis en place la séance prévue. J’aime les mises en scène : du reste, j’aime le théâtre.

Je lui fis faire le « tour du propriétaire » en commençant par les pièces dont elle dut tout me dire. Quand il s’agit de la minuscule cuisine, elle vit bien qu’il n’y avait pas grand piège, mais quand nous fûmes dans la pièce principale, la tâche lui devint difficile.

-Je t’écoute :

-Ce sont des barres sur le mur.

-Tu en connais l’utilité ?

-Non.

-Menteuse !

-On pourrait m’y attacher ?

-Oui ! Je pourrais t’y attacher… Et là ?

-Sur la table ?

-Des objets ?

-Tu peux les nommer ?

-Des objets sexuels ?

-Des objets sexuels, « Monsieur ». 

-Bernard, je…

-A quoi sert celui-ci ?

-C’est un gode-michet. On s’en sert pour le vagin, non ?

-Oui et non. Et cet autre ?

-Un vibromasseur. Il permet d’avoir un orgasme vite.

-Tu as l’air de t’y connaître, dis-moi ?

-Non, pas vraiment mais ça se vend sur internet, ce genre d’objets. Et, j’ai parlé quelquefois avec des femmes qui en utilisaient…

-Menteuse !

-C’est vrai, j’en utilise certaines fois…

-Tu as raison, c’est bon, hein ?

-Oui

-Oui, Monsieur.

-Oui.

-Là, ce sont des anneaux pour le vagin, là un plug, là du lubrifiant. Et il y a des objets que je ne connais pas. Je ne sais pas à quoi ils servent, vraiment !

-Tu le sauras…

Je la fis changer de table. Là, elle butta sur les objets.

-C’est un fouet, tu vois ?

-Oui. C’est terrifiant.

-On ne l’utilise pas forcément au début. De plus, celui-là est petit. Et là ?

-C’est une cravache. Ce sont des pinces et là de la cire à bouger et il y a un martinet, une sorte de raquette et des cordes. Je vois des chaines, aussi !

-Ne finis pas la liste !

-Pourquoi ?

-Tu as déjà l’air d’avoir du mal à supporter la vue de ces objets !

-Oui mais c’est que je les connais mal.

Vous le voyez, elle était contradictoire. A la fois réticente et arrivant vêtue comme une vraie soumise.

Il fallait commencer…Je la fis aller au centre de la pièce et défis son corset. Puis, je lui fis retirer ses collants mais garder ses escarpins, ce qui, alors qu’elle était nue, lui donna une belle posture élégante, un peu cambrée.

Je lui palpai les seins avec bien plus d’insistance qu’au départ et alternait caresses et pincements avant de les lui claquer avec de petits gestes réguliers. Je m’interrompis à plusieurs reprises, d’une part pour lui indiquer que ses mains devaient rester dans son dos et de l’autre pour appuyer sur son ventre. J’insistai particulièrement sur l’emplacement des ovaires et je fis des pressions régulières. J’augmentai ensuite l’amplitude des claques sur les seins. Elle poussa des gémissements mais tint bon. Ses bras restèrent dans son dos et elle se maintint assez droite, jambes écartées. Elle serrait les lèvres de temps à autre, ce qui ne me gênait pas mais me regardait dans les yeux. Il me fallut lui dire qu’elle devait les garder baissés. Je le fis avec douceur d’abord mais comme elle n’écoutait pas, je lui parlai plus durement, lui annonçant une punition si elle restait indocile. L’impact de mes paroles dures fut immédiat. Elle obéit. Je n’avais employé que des mots quotidiens évoquant l’obéissance ; aucun n’était vulgaire. C’était l’idée de l’ordre et l’intonation, pas la vulgarité…Je voulus vérifier l’été de mon intuition en appuyant de nouveau sur son ventre, à divers endroits et, me retenant de lui faire remarquer, ce que j’aurais fait avec d’autres, que sa mouille était abondante, je lui massai la chatte avec plusieurs doigts avant de me mettre à la branler. Elle fut si contente de ma décision qu’elle gémit de plaisir et m’encouragea à poursuivre. Je me gardai de lui dire qu’elle paierait pour une telle audace et continuait de la caresser, la laissant instaurer un mouvement d’allée et venue, aussi intempestif que pour elle que délicieux. Puis je lui déclarai que je voulais voir sa chatte et non seulement la palper et je la fis s’allonger non sur le divan qu’elle convoitait mais sur une table que je débarrassai de quelques livres qui l’encombraient. Je lui fis relever haut les jambes et ne pus empêcher une érection déjà prometteuse de se renforcer. Elle tenait ses promesses, Anna, sa chatte était vraiment jolie, bien proportionnée, odorante et attirante. Ses lèvres d’un brun rosé délicat ouvraient sur une intimité rose très motivante…Et vous remarquerez en quels termes choisis je dis cela !

Heureusement pour moi, elle n’avait pu, l’ayant fait seule, s’épiler correctement et je remarquai qu’elle avait laissé çà et là, quelques poils disgracieux. La faisant se relever d’avantage, je lui fis écarter ses fesses de ses mains afin de rendre son anus visible et là encore, je vis qu’elle n’avait pas achevé son travail. L’une des règles de la soumission étant que les parties les plus intimes de la femme, ’c’est-il dire les plus sexuelles, se doivent d’être totalement à nues. Il va de soi qu’il s’agit là d’un abandon très grand et aussi d’une humiliation qui parait d’emblée librement consentie mais ne l’est pas, à mon avis, tant que cela….

La faute était minime si l’on considérait l’ignorance d’Anna mais je saisis bien sûr l’occasion pour la rudoyer. Je l’attachai car elle le méritait, non aux barres de bois qu’elle avait vues et commentées mais à la poutre que j’avais signalée. Elle s’y trouva mal car la position que je lui imposai était fatigante et de  plus, impudique.

Je la fessai et la baisai.

Si la fessée la déconcerta tout en éveillant chez elle un grand intérêt, la prise assez sommaire et brutale que je fis d’elle, pour surprenante qu’elle fût, la déconcerta d’abord.

Elle dut me trouver un peu trop fortement membré car elle gémit quand je commençai à la pénétrer mais je ne sentis chez elle aucune opposition. S’introduire en elle et bien s’enfoncer n’étaient pas difficile et je pus rapidement aller et venir sans difficulté, lui maintenant une jambe levée, par moments.

 Elle me fut reconnaissante de la prendre ainsi, de manière cavalière et je vis qu’elle gravissait les uns après les autres les paliers de l’excitation. Elle était maligne et comprenait bien l’intérêt qu’il y avait à être livrée ainsi, nue et attachée, ce qui empêchait toute esquive. Elle était contente que j’aie choisi son vagin et me le dit ensuite. Son anus était serré. Je lui aurais fait mal…

Elle atteignit l’orgasme avant moi et je jouis peu de temps après elle.

Vous voyez : j’ai de la bonté…

Je me souviens qu’ensuite, la laissant nue, assise sur les genoux, je lui parlai longtemps. Je lui annonçai ce qu’elle vivrait. Deux exercices m’apparaissaient d’une grande nécessité : le pilori et la dilatation. Elle devait comprendre les choses. Au pilori, elle serait bien plus contrainte qu’attachée à la poutre car je n’avais utilisée celle-ci que pour le plaisir, or on pouvait y adjoindre la douleur…En outre, ses deux orifices seraient impossibles à dérober, ses mains étaient prises dans l’étau de bois. Il y avait là bien des plaisirs à venir pour moi…

Quant à la dilatation, elle était une étape incontournable. Elle serait bientôt, qu’elle le veuille ou non, contrainte de s’ouvrir. Je disposais, pour rendre plus larges son vagin et son anus, de moyens contre lesquels elle ne pourrait lutter…

Anna, les yeux baissés, hocha la tête à plusieurs reprises. Mon programme, même s’il l’effrayait, lui plaisait.

Elle demanda à changer de position assez vite mais, à se grande surprise, je la fis mettre à quatre pattes, ce qui la déconcerta ; L’intérieur de ses cuisses étaient, dans la partie supérieure, tâché de mon foutre et sa chatte restait sensible. Je le sentis en dirigeant mon membre, de nouveau raidi, vers cet orifice désormais connu. Je lui donnais le sentiment d’être délicat en entrant avec précaution et douceur en elle mais quand je me remis à la besogner, cette délicatesse fut une impression. Ce fut la rudesse qui domina quand, changeant de conduit, je forçai son anus. Il n’était pas habitué à être sollicité  et elle crut que je désarmerais. Je ne le fis pas. La tenant par l’épaule et la taille, pour être sûre qu’elle ne cherche pas à m’éconduire, je la sodomisai malgré elle, sentant ses chairs s’ouvrir de force et m’accepter. Autant elle avait joui à la première pénétration, autant elle en fut éloignée à la seconde.

Je me répandis en elle plus violemment, quant à moi, et criai plus fort. Quelle jouissance !

Quand nous fûmes face à face, je vis qu’elle avait un air un peu meurtri et lui caressait la joue.

Elle ne me sourit pas.

Elle remit ses bas, son corset et son imperméable et je refermai la porte du studio derrière elle.

Dans la rue, je lui donnai un nouveau rendez-vous qu’elle accepta puis, je la poussai dans l’encoignure du grand portail d’entrée de la résidence et lui dit d’écarter le bas de son imperméable ; je signifiai par là qu’elle devait rendre sa chatte visible. Elle le fit et je la vis à travers les mailles de la résille.

Je la regardai froidement et lui dit de me saluer ; Mon regard était éloquent.

Elle ne referma pas son vêtement avant de m’avoir dit :

-Bonne fin de journée, Monsieur.

Je lui fis un signe d’acquiescement. Nous nous séparâmes.