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De cette présentation morcelée d’elle-même, je retins surtout une volonté de se montrer et d’être dans l’obéissance tout en adoucissant les représentations qu’elle faisait d’elle-même. C’était difficile à expliquer. Elle se montrait, tronquée comme je lui demandais et elle se donnait très certainement à moi mais rien n’était dur.

Elle semblait glisser doucement.

Sauf le premier soir où, ébloui par Florence, je ne lui répondis pas, je commentai brièvement les photos envoyées.

Jamais, je ne lui dis que ces beaux seins lourds et les courbes opulentes de ses fesses avaient sur moi de l’emprise comme en avait son visage, qu’il fût maquillé ou non.

Ces choses- là, dans la relation qui se mettait en place entre elle et moi, ne pouvaient se dire.

Je lui parlai avec brièveté et je fus sévère. Entre nous, la sévérité était de mise de toute façon. Par elle, nous tissions des liens.

Je quittai Florence et mes amis pour Naples, que j’aimais aussi.

Là, je revis Piero Alberti, un architecte que j’avais connu à Paris et qui, maintenant, travaillait dans sa ville et Luisa, sa compagne épisodique. Nous l’avions déjà partagée sans qu’elle y trouve à redire et nous la partageâmes de nouveau. Elle n’avait aucun souci pour sortir du lit de Piero pour se glisser dans le mien, à l’hôtel où j’étais descendu.

C’était une belle femme brune, assez opulente et une libertine qui n’avait aucune arrière- pensée. Ni l’un ni l’autre n’avions d’amour pour elle ; nous l’aimions bien.

Nous allâmes à la plage tous les trois. Elle m’accompagna dans les grands musées de Naples et au restaurant certains soirs.

La prendre était simple.

Elle gémissait avec enjouement quand je la besognais et criait au moment de l’orgasme.

La possédait juste avant ou après lui me remplissait d’une joie malicieuse et je crois qu’il en était de même pour lui.

Dans le temps où je séjournai dans cette ville impétueuse, je fus laconique avec Anna.

Je lui donnai deux impératifs : raser sa toison pubienne et s’habituer à être nue là où elle avait été protégée et choisir une tenue de séduction, aux antipodes des robes informes que je l’avais astreinte à porter.

Une tenue intime, provocante, inattendue pour elle.

A mon retour, elle saurait quand me voir car je l’en informerai.

Et où.

Je ne lui dis rien de plus.

Elle fut sage et n’exigea rien.