BUTTERFLY

Postures, exercices et contrat.

 

 Les jeux avec Anna furent brûlants trois mois durant. Elle semblait très désireuse d’apprendre et je n’eus pas grandes difficultés avec elle, tant pour les lectures que je lui imposais que les exercices qu’elle devait faire chez elle et dont elle devait me rendre compte.

 

Je ne suis pas partisan de donner à une femme qui se soumet de « grands beaux livres » à lire : qu’en ferait-elle sinon des fiches de lecture ? Là, je plaisante …Mes choix en la matière porte sur des textes courts, très orientés et plus ou moins bien écrits. Il m’importe qu’une soumise connaisse ses devoirs, les châtiments qu’elle encourt si elle désobéit et les gratifications qu’elle recevra…Il importe qu’elle soit légèrement humiliée par ce qu’elle lit car il faudra bien qu’elle passe à l’acte. Par exemple, la liste des postures de soumission est à travailler soigneusement avec l’aide des photos qui les accompagnent ; il est évident qu’à un moment ou à un autre, il lui faudra se présenter nue à son Dominant, tenant ses seins dans ses mains en guise d’offrande ou encore se présenter à lui à quatre pattes et de dos, les jambes écartées, le dos bien cambré. Concernant Anna, j’insistai sur les postures où elle devrait écarter ses fesses avec ses mains pour me faciliter l’entrée de son anus ou encore celle ou debout, jambes écartées, elle avait les mains sur les épaules…

Elle s’entraîna beaucoup, je le sais.

Elle apprit une liste comportements des règles de vie physique et morale, règles sans lesquelles sa soumission n’était rien. Elle devait toujours me vouvoyer, baisser les yeux quand elle me parlait, être docile, tenir propres et prêts ses trois orifices, s’habiller comme je voulais et s’abstenir de porter une culotte.

Je lui fis réciter les différents articles du code que j’avais rédigé pour elle, dans l’ordre et dans le désordre. Je ne pense qu’elle y trouvât plaisir car elle se rendait bien compte que je jouais sur des stéréotypes. Si j’avais de telles facilités à mettre en place un tel contrat, c’est que j’étais rôdé à le faire…Je ne la détrompais pas. Je voulais qu’elle sentît qu’elle n’était pas unique et qu’au contraire, elle s’inscrivait dans une suite. Je le voulais car il était important qu’elle reste à sa place, c'est-à-dire bien dans l’obéissance et dans l’idée qu’elle devait se surpasser puisqu’elle n’était pas irremplaçable. Comprenez-moi : elle avait des qualités indéniables et aucune expérience antérieure…

Quand j’estimai qu’elle en savait assez, je systématisai l’ensemble des articles qu’elle avait mémorisés en un contrat que je lui présentai à signature. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer quelques extraits de celui-ci...